«Caterpillar, c'est une entreprise qui fabrique des engins de terrassement et qui travaille notamment pour les Etats-Unis, la chute de la demande est de 80%», a dit Nicolas Sarkozy. «Je vais sauver le site, je recevrai cette intersyndicale puisqu'ils m'ont appelé au secours d'après ce que je comprends, et on ne les laissera pas tomber», a-t-il affirmé. Un discours qui rappelle les promesses du chef de l'Etat lors de la fermeture de l'usine Arcelor Mittal de Gandrange en Moselle. Il s'était engagé à ne pas les laisser tomber non plus. L'aciérie a fermé définitivement ce mardi.
«L'intersyndicale effectue cet appel solennel (...) afin d'effectuer dans les plus brefs délais une demande de déblocage de fonds prévus par le Fonds européen d'ajustement à la mondialisation (FEM)», a déclaré Nicolas Benoît, élu CGT, lors d'un point presse au siège de l'entreprise. Ce fonds dispose d'une réserve provisionnée à hauteur de 500 millions d'euros par an pour «les victimes de licenciements», a souligné le syndicaliste en lisant une déclaration de l'intersyndicale.
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Ce déblocage vise à «répondre à l'énorme attente sociale liée aux revendications des salariés et d'autre part soutenir la possibilité d'un redémarrage rapide de notre entreprise et de nos sous-traitants», a-t-il poursuivi. «Nous demandons qu'en cette situation exceptionnelle de crise, une réponse politique forte et adéquate soit apportée pour trouver rapidement une issue à la crise», a-t-il ajouté. «S'il y a de l'argent pour sauver les banques et la finance vous devez en trouver pour sauver les entreprises», a-t-il poursuivi.
Une nuit sur la moquette