Pour mémoire, après avoir fait monter à bord le skipper, PRB avait démâté. Vincent Riou avait donc été contraint dans la foulée à l’abandon (il sera finalement classé troisième ex aequo par le jury). Du coup, l’entreprise demande réparation du préjudice subi et le remorquage du bateau en France.
«Après l’avarie, on a engagé une procédure classique auprès de notre assureur, explique Frédéric Caillé, assistant de direction à PRB. C’est un mécanisme classique. En tout cas, ce n’est absolument pas dirigé contre quelqu’un… »
De son côté, Philippe de Villiers, le président du conseil général et donc grand patron de la course au large, a réagi par un communiqué. « Si l'action de PRB devait aboutir, cela mettrait en péril l’esprit du Vendée Globe, car cela laisserait entendre que Riou n’aurait pas dû porter secours à Jean Le Cam. Les conséquences seraient dramatiques, toute personne en mer devrait désormais y réfléchir à deux fois avant d’aller secourir un naufragé.»