Les dix temps forts du procès Colonna en appel

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Publié le 27 mars 2009.

CHRONOLOGIE - Retour sur les événements marquants qui ont parsemé la procédure...

Au terme de onze ans d'enquête et de procédure, le procès en appel d'Yvan Colonna arrive à son terme. 20minutes.fr fait le point sur les temps forts et les événements marquants.

6 février 2009: Une cérémonie à la mémoire du préfet Erignac
Trois jours avant l'ouverture du procès en appel d'Yvan Colonna, la veuve du préfet adresse à l'accusé un message à l'occasion d'un hommage rendu le jour de l'anniversaire de la mort de son mari. Elle lui demande d'avoir le «courage d'avouer».

9 février: Ouverture du procès
Yvan Colonna apparaît en bonne forme, calme, à l'image de l'audience. Il écoute sans broncher le programme des audiences et la convocation des témoins.

12 février: La taille du tireur fait débat
Comme lors du premier procès, le rapport du médecin légiste fait polémique. Se basant sur la configuration de la scène de crime et les trois orifices d'entrée de balles, «tous perpendiculaires», il estime que «le tireur pourrait être de la même taille que la victime.» Soit 1,81 mètres alors qu'Yvan Colonna mesure 1,71 mètres.

13 février: Un témoin surprise sème le trouble
Didier Vinolas, commissaire de police et secrétaire général de la préfecture de Corse au moment de l'assassinat annonce qu'«il y a peut-être deux hommes dans la nature qui ont participé à l'assassinat». Une information qu'il assure avoir transmise aux autorités dès 2002.

19 février: La cour accorde un supplément d'information, les avocats d'Yvan Colonna veulent récuser le président
Après avoir refusé une première fois, la cour accède à la demande de la défense de suspendre l'audience jusqu'au lundi 23 février à 13h pour un supplément d'information sur les révélations de Didier Vinolas. Ce qui n'empêche pas les avocats du berger de Cargèse de déposer une requête en récusation du président Didier Wacogne qui mène, selon eux, «un procès politique où les dés sont pipés depuis le début».

26 février: Les témoins oculaires ne reconnaissent pas Yvan Colonna
Le président Wacogne, confirmé, a tourné la page Vinolas. Un mal mystérieux frappe les témoins, qui déclinent les uns après les autres. Mais ceux qui se déplacent ne le font pas pour rien. Un témoin oculaire assure à la barre ne pas reconnaître en Colonna l'homme blond qu'il a vu tirer sur Claude Erignac. La veille, l'homme qui attendait le préfet en haut de la rue le soir où il a été tué avait tenu le même discours.

3 mars: La défense privée de voyage en Corse
La cour rejette la demande de reconstitution formulée par la défense, qui souhaitait la présence en Corse «de toutes les parties ». C'est-à-dire les témoins oculaires du crime, les experts balisticien et légiste, l'accusé mais aussi les six membres du commando condamnés en 2003. La veille, l'ancien préfet de Corse Bernard Bonnet avait répété qu'il jugeait «tout à fait crédible» l'implication d'Yvan Colonna.

11 mars: Yvan Colonna quitte son procès
L'incident couvait, il explose. «Je ne veux plus continuer, si vous voulez me condamner au nom de la raison d’Etat pour faire plaisir à Sarkozy, à la famille Erignac, aux Marion, Thiel, Le Vert (policiers et magistrats instructeurs anti-terroristes), vous ferez ce que vous voulez», lance-t-il à la cour, avant d'annoncer qu'il ne reviendra pas et de récuser ses avocats.

17 mars: La défense continue le combat hors du tribunal
La cour continue à entendre les témoins en l'absence de Colonna et de ses avocats. Ces derniers annoncent qu'ils portent plainte pour dissimulation de preuve concernant des écoutes téléphoniques jamais versées au dossier. Trois jours plus tôt, ils avaient laissé entendre que des recours seraient déposés devant la Cour de Cassation et les juridictions européennes avant de donner rendez-vous pour un «troisième procès».

27 mars: Le verdict
C'est la peine maximale, soit
la réclusion criminelle à perpétuité assortie d'une période de sûreté incompressible de 22 ans, qui a été requise le 26 mars contre Yvan Colonna. Peu avant, Gilles Simeoni, l'avocat du berger de Cargèse, avait confié à 20minutes.fr s'attendre à des réquisitions «extrêmement lourdes», avec un verdict à l'avenant. Ses confrères et lui ont annoncé un pourvoi en cassation, et une possible saisie de la Cour européenne des droits de l'Homme par la suite.

>>> Retrouvez tous nos articles sur le procès Colonna en appel en cliquant ici.
Julien Ménielle
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