FOOT - Le Gunner, encore choqué par la blessure de Briand, est venu parler du premier match face à la Lituanie. La tension monte à Clairefontaine...
L'entraînement s'est mal terminé mercredi...
Oui.
La blessure de Jimmy (Briand, entorse du genou et ligaments croisés rompus, ndlr) a jeté un grand coup de froid sur le groupe. Sur la suite de l'entraînement, on a levé le pied. Mais il faut qu'on reparte de l'avant dès les prochains entraînements car nous avons des rendez-vous capitaux où nous devons prendre des points. On a une grosse pensée pour Jimmy qui est un mec vraiment sympa et attachant. C'est très difficile de se blesser de la sorte.
Le match Lituanie-France à suivre en live comme-à-la-maison sur 20minutes.fr samedi à 20h45
Cela fait deux ans que vous êtes international. Comment analysez-vous cette période en bleu?
Il y a eu du bon et du moins bon. L'année qui a suivi ma première sélection, j'ai été freiné par des blessures. Aujourd'hui je suis dans un très grand club. Ca pourra faire changer mon statut mais je ne suis pas là pour revendiquer quelque chose.
Le sélectionneur pense à faire jouer un joueur technique à la place d'un milieu défensif. Ca pourrait être vous?
J'ai déjà joué comme ça avec Arsenal quand il y a 0-0 et que l'équipe doit être offensive. Ca me plait. Tu pars de plus loin, tu as le temps d'organiser le jeu. Tu es également obligé de plus défendre. Et ce n'est pas forcément épuisant. Ca dépend de qui tu as à côté de toi. Fabregas-Flamini jouaient comme ça à Arsenal. Le Milan aussi. Samedi, il faudra tenir le ballon et les faire courir car nous possédons des joueurs plus techniques.
Est-ce important d'avoir de la stabilité en sélection?
Bien sûr. Le dernier rassemblement à Marseille a duré deux jours. Dans ces cas-là, même si les joueurs changent, c'est bien d'avoir une tactique, des repères. Heureusement, nous avons 10 jours à passer ensemble cette fois-ci.
Avez-vous travaillé les coups de pied arrêtés?
Oui. Défensivement, nous prenons beaucoup trop de buts sur ces phases de jeu. Offensivement, nous possédons plusieurs joueurs capables de les tirer. Il y a Franck (Ribéry), Yoann (Gourcuff) ou moi. Quand je tire, je cherche toujours le cadre. Même quand ils sont excentrés. Comme ça, si personne ne la touche, ça peut surprendre le gardien. Nous avons fait le constat que nous sommes trop statiques dans la surface quand le ballon arrive. Cette équipe a du poids, de la taille. Mais si tu es arrêté, ça ne sert à rien. Hoarau apporte beaucoup. C'est facile de le toucher. Il a un bon timing, une bonne détente.
Propos recueillis par Matthieu Goar