Réunion à l'Elysée pour «appliquer au plus vite» les mesures sur la rémunération des grands patrons

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Publié le 26 mars 2009.

POLITIQUE - Nicolas Sarkozy a reçu ministres et dirigeants de la majorité pour mettre au point la façon de procéder, qui ne devrait pas être une loi...

Une réunion sur les rémunérations des dirigeants des grandes entreprises s'est tenue à l'Elysée mercredi soir autour du président Nicolas Sarkozy, en présence notamment du Premier ministre, François Fillon. Plusieurs ministres étaient également de la partie, comme Christine Lagarde (Economie), Eric Woerth (Budget), Brice Hortefeux (Travail), ainsi que les principaux dirigeants de la majorité.

«L'objectif de la réunion est de faire appliquer le plus rapidement possible les annonces faites par Nicolas Sarkozy mardi à Saint-Quentin», a indiqué à la presse le député et porte-parole de l'UMP, Frédéric Lefebvre.

«Mettre de la cohérence»

Selon Jean Arthuis, président centriste de la commission des Finances au Sénat, qui participait à la réunion, «le président de la République nous a dit qu'il fallait mettre en cohérence des mesures sur les bonus, les indemnités de départ, les distributions d'actions gratuites, les stock-options pour les sociétés aidées par l'Etat et que l'objectif est de régler par voix de convention ce qui peut l'être».

«Tout ça va être expertisé par Matignon d'ici lundi matin», pour Jean Arthuis. Lors de la réunion publique de Saint-Quentin, Le chef de l'Etat avait affirmé qu'il ne devait «plus y avoir de bonus», de «parachutes dorés» ou de «stock-options» «dans une entreprise qui reçoit une aide de l'Etat» ou qui «met en oeuvre un plan social d'ampleur».

Pas de loi mais une application rapide

Mais selon plusieurs participants «a priori, il n'y a pas besoin de base législative» et ceci pourrait passer «par voie réglementaire» afin de «pouvoir s'appliquer au plus vite». La décision pourrait être prise à Matignon «en début de semaine prochaine», a également confirmé l'un d'entre eux.

L'idée serait de faire des ajouts aux conventions passées entre l'Etat et les entreprises aidées, stipulant l'interdiction de stocks options et autres bonus pour leurs dirigeants. Si toutefois il s'avérait nécessaire de passer par la loi, cela pourrait se faire par l'intermédiaire d'amendements des centristes à la loi de finance rectificative, examinée par la Chambre haute le 31 mars, a indiqué un participant à la réunion.
J.M. avec agence
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