Une enquête diligentée en neuroradiologie

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Publié le 26 mars 2009.

La parole est aux experts. L'Agence régionale de l'hospitalisation (ARH) a indiqué hier qu'une enquête médico-administrative était en cours au service de neuroradiologie interventionnelle du CHU de Strasbourg-Hautepierre. Elle fait suite à la détection d'effets indésirables chez certains patients.

« Il s'agit notamment d'établir dans quelles conditions cela a pu se produire et la nature exacte des lésions dont souffrent les personnes concernées », explique le directeur de l'ARH Alsace, André Aoun. « Bien que les éléments dont nous disposons permettent de considérer que l'événement est circonscrit, les investigations se poursuivent », a-t-il ajouté. Selon lui, huit patients souffrant d'effets indésirables ont été recensés. « Mais, assure t-il, la dérive s'est produite sur des actes très spécialisés, donc peu nombreux. C'est sans commune mesure avec ce que l'on a pu connaître précédemment dans notre pays avec la radiothérapie. » En effet, l'appareil incriminé, installé il y a un an environ, n'utilise pas cette technique. A la différence de la radiothérapie, il ne délivre qu'un rayonnement superficiel lors de séances d'embolisation. Celles-ci ont pour but de traiter des pathologies vasculaires cérébrales qui sont susceptibles de provoquer des hémorragies. Ce traitement peut entraîner des pertes de cheveux.

Mais, dernièrement, « elles ont été plus importantes que d'habitude et se sont accompagnées, chez certains patients, d'une petite rougeur localisée de la peau. J'ai aussitôt prévenu le radiophysicien [qui pilote la machine] ainsi que la direction de l'hôpital. Elle-même a avisé les autorités compétentes », souligne le professeur Rémy Beaujeux, chef du service de radiologie. Pour ce dernier, « l'hypothèse la plus probable, qui doit encore être vérifiée, serait un problème de paramétrage » de la machine, dont l'usage est évidemment suspendu jusqu'à nouvel ordre.

Martin Kieffer, secrétaire de la CFDT des HUS est du même avis. Il souligne que « c'est la première fois qu'un tel problème se produit aux hôpitaux universitaires ». Quant à la CGT, elle annonce « avoir demandé la tenue d'un comité d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail pour obtenir des éclaircissements sur cette affaire ». ■

Ludovic Meignin
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