Cours suspendus, colloques et soutenances de thèse reportés. Le campus de l'Esplanade et le campus historique fermeront demain soir jusqu'au 6 avril. Les autres bâtiments de l'université situés dans l'agglomération seront interdits au public à compter de mercredi soir. Les personnels pourront néanmoins y travailler « portes fermées » d'ici là. Refusant tout amalgame idéologique, la direction justifie sa décision par des risques potentiels liés aux manifestations en marge de la réunion de l'Otan des 3 et 4 avril. Dans un courrier, le président Alain Beretz estime que « le domaine universitaire peut représenter (...) un enjeu privilégié pour les opposants au sommet ».
« Si les personnels peuvent continuer à travailler, c'est que, visiblement, il n'y a pas de problème de sécurité, déplore Thomas Risser, de l'Unef. La mesure n'est qu'un prétexte pour évacuer l'université. » Au coeur de la contestation contre les réformes de l'enseignement, l'établissement est partiellement bloqué depuis sept semaines et deux de ses bâtiments sont occupés par une coordination d'étudiants en lutte.
Conviés hier par l'administration, ses représentants ont refusé de siéger à une réunion de négociation sur leur départ. Si l'expulsion devait avoir lieu, a confié Guillaume, un membre du collectif, ils envisagent de se déplacer sur le campus d'Illkirch, qui ne sera pas touché par les restrictions. ■