Sarkozy tient à ce que Johnny allume le feu le 14-Juillet

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Publié le 25 mars 2009.

BAL POPULAIRE - Le président aurait imposé son camarade chanteur en tête d'affiche d'un grand concert gratuit le soir de la Fête nationale...

Le chef de l’Etat, avocat de profession, semble attiré par un autre job tout aussi intéressant: programmateur de concerts. En 2007, on sait qu’il avait fortement soutenu l’organisation d’un gigantesque concert de Michel Polnareff sous la Tour Eiffel pour accompagner les cérémonies du 14-Juillet, devant une assistance de près d’un million de personnes.

Cette année, Nicolas Sarkozy a sa petite idée pour la tête d’affiche musicale de la Fête nationale, et selon lepoint.fr, il a fait le forcing pour elle. Il aurait choisi Johnny Hallyday, un proche depuis de longues années, et un soutien électoral lors de la dernière campagne. Johnny et Laeticia faisaient notamment partie des invités à la petite sauterie au Fouquet's le soir du second tour victorieux de Nicolas Sarkozy.

Près de 500.000 euros de cachet pour l'idole des jeunes?

Comme en 2007, l'organisation du concert du 14-Juillet a été confiée au producteur Jean-Claude Camus, selon lepoint.fr, dans le cadre d'un accord de gré à gré (sans appel d'offres). Le budget du ministère de la Culture et de la Communication sera utilisé au titre des «fournitures pour les fêtes nationales». Le coût de la soirée atteindrait 1 million d'euros, dont la moitié environ pour Johnny, plus que pour le pourtant très rare Michel Polnareff en 2007 (315.000 euros).

Johnny risque donc d’Allumer le feu (d’artifice?) l’été prochain, mais aussi d’attiser une bonne controverse sur l’utilisation de l’argent public, sachant qu’il a émigré en Suisse à l’hiver 2006 pour des raisons financières. Un Johnny peu amène s'était ainsi confié début mars au journal helvète «Le Matin»: «En France, on ne peut plus exprimer ce qu'on pense. C'est terrible. On est taxé sur ses opinions. Pour un pays qui proclame liberté, égalité, fraternité, ça me surprend. Mais elle est où la liberté, là?»

Avant de passer à la question qui fâche: «Je suis d'accord de payer des impôts, mais il y a une limite», . «Avant, je versais plus de 70 %. Avec ce que j'ai payé dans ma vie, j'aurais pu faire vivre plusieurs familles pendant des générations.»

Oh Marie, si tu savais, tout le mal que le fisc me fait.

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