Obama a confiance dans l'économie «made in USA»

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Publié le 25 mars 2009.

ETATS-UNIS – Le président répondait aux questions des journalistes, en direct à la télévision...

Deuxième grande conférence de presse diffusée à la télévision pour Obama, et encore une fois, l’économie a été la grande vedette. Le président a récité ses talking points habituels dans un exercice bien rodé et sans grande surprise.

 
Résilience
 

Il a reconnu mardi qu'il faudrait du temps pour que les Etats-Unis sortent de la crise, mais a plaidé la confiance dans la force fondamentale de l'économie, non seulement auprès de ses compatriotes, mais aussi de leurs partenaires internationaux.

 

«La raison pour laquelle le dollar est fort en ce moment, c'est parce que les investisseurs considèrent que les Etats-Unis ont l'économie la plus forte au monde, avec le système politique le plus stable au monde», a-t-il répondu à la presse qui lui demandait si les Etats-Unis perdaient leur capital de confiance, avec des Européens qui résistent aux appels américains à davantage de mesures de relance, et la Banque centrale chinoise qui réclame une nouvelle monnaie de réserve en remplacement du dollar. «Je ne crois pas à la nécessité d'une monnaie mondiale», a-t-il répondu laconiquement.

 
Du temps
 

La conférence de presse a consisté en un exercice de 56 minutes pour dire aux Américains que leur pays se remettrait de sa pire récession depuis les années 30, que la stratégie du gouvernement pour «attaquer la crise sur tous les fronts», et un ambitieux programme de réformes, offraient la meilleure chance d'y parvenir. Mais que cela prendrait du temps.

 

«Nous commençons à voir des signes de progrès», a-t-il dit en rappelant le gigantesque plan de relance et la multitude de mesures adoptées en seulement 64 jours pour faire cesser l'hémorragie des saisies immobilières, favoriser les crédits à la consommation ou assainir les banques –il n'a pas exclu que la situation empire pour ces dernières.

 

Il a préparé les Américains à d'autres mesures et s'est associé à l'appel de son administration à une nouvelle autorité de régulation dotée du pouvoir de liquider les sociétés financières non-bancaires.

 

«L’époque des primes démesurées est révolue»

 

La semaine passée a été la plus dure de l'administration, après la révélation que le géant de l'assurance AIG avait versé au moins 165 millions de dollars de primes à certains cadres alors qu'il ne devait son salut qu'aux injections d'argent de l'Etat. S’il reste populaire, avec quelque 60% d'opinions favorables, cette affaire a suscité une indignation couvrant son message et compliquant ses plans suivants pour sortir de la crise.

 

L'époque des «primes démesurées et de la spéculation effrénée» est révolue, a-t-il dit, tout en prévenant qu'il ne fallait pas «diaboliser chaque investisseur et chaque entrepreneur qui cherche à faire des profits» parce qu'ils font la prospérité américaine. Et s’il a mis du temps à réagir, c’est car il aime «réfléchir et prendre connaissance d’un dossier» avant de s’exprimer.

 
 

Il a aussi dû défendre son budget, qui ne braque pas seulement ses adversaires républicains à cause du déficit record prévu, mais fait aussi tiquer les démocrates.

 

Politique étrangère, la part du pauvre

 

Les affaires internationales ont été reléguées au second plan, malgré l'approche de grands rendez-vous comme les sommets du G20, de l'Otan, et de l'Union européenne-Etats-Unis, en avril.

 

Le président a quand même reconnu d'un euphémisme que l'arrivée probable au pouvoir en Israël du chef du Likoud (droite) Benjamin Netanyahu, un «faucon» opposé à la création d'un Etat palestinien, risquait de ne pas faciliter la paix avec les Palestiniens. «Ce n'est pas plus simple que cela n'était, mais je pense que c'est tout aussi nécessaire», a-t-il dit.

 
P.B. avec AFP
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