Raymond Domenech: «Je préfère l'inquiétude à la béatitude»

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Publié le 24 mars 2009.

FOOT - Le sélectionneur est venu parler à la presse à Clairefontaine...

A quatre jours du premier match face à la Lituanie, Raymond Domenech est venu expliquer ses choix sans rien dévoiler de son plan de jeu. Du Raymond dans le texte.
 

Le match Lituanie-France sera à suivre en live comme-à-la-maison samedi soir à partir de 20h45

 

La semaine dernière, vous disiez que le jeu de Guillaume Hoarau était moins adapté que celui d’André-Pierre Gignac contre l’équipe de la Lituanie. Pourquoi l’avoir appelé?

C’est vrai mais je n’ai jamais dit qu’il n’était pas intéressant. A ce moment-là, on avait plus besoin de Gignac. Mais Hoarau a d’énormes qualités. A partir du moment où il nous manque un attaquant et demi, il est normal d’appeler Hoarau.

 
Qu’entendez-vous par un attaquant et demi?

Anelka est déjà rentré chez lui mais Gignac n’est pas non plus au mieux. On se pose la question de savoir s’il sera apte pour le match de samedi mais aussi pour celui de mercredi prochain. On va attendre quelques jours pour savoir.

 

Vous avez organisé une sortie à Disneyland lundi soir. Comment abordez-vous ce stage?

On pense d’abord à la récupération. Mardi, nous allons faire une séance d’entraînement relax. A part Titi (Henry, ndlr) qui est euphorique en ce moment, on ne peut pas dire qu’on est au mieux. C’est la période de l’année qui veut ça. On va d’abord se relaxer puis essayer de se mettre au niveau.

 

Vous dites souvent aimer la pression. Est-ce que vous la ressentez avant ces deux matchs capitaux?

Oui, je préfère l’inquiétude à la béatitude. Depuis 2004, nous n’avons pas eu beaucoup de matchs sans pression. C’est la vie du sportif de haut niveau. On ne peut pas gagner des matchs les mains dans les poches. Mais c’est de la bonne tension.

 
Craignez-vous le froid en Lituanie?

C’est plutôt l’état du terrain qui m’inquiète. Jouer quand il fait froid ou chaud, ça revient au même.

 
Avez-vous réfléchi à un onze type pour samedi?

Bien sûr. Je construis un système dès le début du stage en fonction des joueurs que j’ai sélectionnés. C’est la priorité pour essayer de mettre l’adversaire en difficulté. Je poursuis mon idée puis je dois chambouler les choses à cause des blessures, des choses que je vois à l’entraînement, des soucis. Une sélection, c’est une suite de soucis à gérer.

 
Comment analysez-vous le jeu de la Lituanie?

C’est une équipe qui ne joue pas en contre mais qui ne mise pas tout non plus sur la conservation du ballon. Samedi, il faudra tenir le ballon et ne jamais leur rendre. A la limite, juste pour l’engagement en deuxième mi-temps (sourires)... Il faudra en tout cas minimiser les pertes de balles. Ensuite c’est le match qui décidera. La qualité d’une bonne équipe est de savoir s’adapter.

 

Est-ce que vous redoutez les sifflets au Stade de France mercredi dans 8 jours?

D’abord, on joue en Lituanie et il n’y aura pas beaucoup de supporters français. D’ailleurs je tiens à remercier le petit groupe qui nous suit tout le temps. Et puis on pourrait aussi parler de l’attitude des Lituaniens il y a deux ans (une banderole à caractère raciste avait été déployée, ndlr). Nous ferons abstraction du contexte. Nous sommes pour un football de toutes les races et de toutes les couleurs.

Propos recueillis par Mathieu Goar
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