FOOT - L'attaquant parisien profite de son premier jour avec les Bleus...
Rappelé lundi après le forfait de Nicolas Anelka, Guillaume Hoarau s'est réveillé pour la première fois de sa carrière à Clairefontaine. Pas mal pour un joueur qui évoluait en Ligue 2 la saison dernière.
Comment vous sentez-vous?
C'est une grande satisfaction. Une première sélection ne s'oublie pas. Il faut savoir savourer, mais je ne suis pas non plus en vacances ni en récréation. Mon rêve se poursuit, mais nous avons des objectifs importants à atteindre. Pour le moment, je suis le petit nouveau et je me fais tout petit. C'est à moi de tout faire pour être le plus à l'aise. J'écoute, j'observe... Voir Dédé (André-Pierre Gignac, ndlr) décontracté m'a aidé à m'intégrer. Il n'y a aucune barrière entre les joueurs. Si je veux aller voir un cadre, il n'y a aucun problème.
Racontez-nous votre journée de lundi...
J'ai pris un avion pour aller me détendre avec ma femme. Nous allions nous reposer et profiter du soleil dans le sud quand mon portable a sonné. Il a fallu remonter. De toute façon, mon sac est toujours prêt. J'y rajoute deux-trois bricoles et c'est parti.
Quelles sont vos ambitions en équipe de France?
J'ai bossé pour arriver ici, mais le plus dur, c'est de rester. En tout cas, je n'ai aucune envie d'en partir. Il va falloir redoubler d'efforts pour cela. Déjà, m'entraîner avec des gars comme il y en a ici est une chance. Fréquenter le très haut niveau peut beaucoup m'apporter. Il y a deux ans, je n'aurai jamais pensé être là. D'ailleurs, on a aussi profité d'un moment avec les anciens du Havre, Steve (Mandanda) et Lassana (Diarra), qui sont aussi en Bleu.
Le sélectionneur a évoqué la semaine dernière le fait que le jeu de Gignac dans la largeur est plus adapté à la Lituanie que le vôtre en profondeur...
C'est le sélectionneur de l'équipe de France, et il a forcément un oeil avisé. Ce que je sais, c'est que je serais incapable de faire ce que fait Dédé. Tant mieux si nous sommes complémentaires!
Propos recueillis par Mathieu Goar