Parachute doré de l'ancien patron de Valeo: Copé évoque une future loi

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Publié le 24 mars 2009.

ECONOMIE - Des membres du gouvernement se sont élevés contre ces indemnités...

François Fillon a affirmé mardi à Washington que l'Etat, actionnaire de Valeo à 8%, est «opposé» au versement d'une prime de départ au PDG de l'équipementier automobile, estimant que ceux qui ne font pas «preuve de responsabilité mettent en péril l'ensemble de notre système économique et social».

Pour apaiser la polémique qui a éclaté ce mardi dans la classe politique, Laurence Parisot, patronne des patrons, a demandé ce mardi à Thierry Morin de «renoncer immédiatement» à ses indemnités. «Je veux dire aux Français que le Medef ne se reconnaît pas dans le comportement d'un dirigeant qui piétine ainsi l'interêt général de son entreprise, qui méprise ses salariés, bafoue les patrons de PME et notamment les PME sous-traitantes de cette entreprise, et qui foule aux pieds notre code de gouvernance», a ajouté la présidente du Medef.

On «s'approche de plus en plus» d'une loi


Mais Valeo n'est pas près à renoncer au parachute doré. Pascal Colombani, nouveau président du conseil d'administration de Valeo, a publié mardi un communiqué: «Ces indemnités, qui sont conformes aux recommendations [du] MEDEF, seront soumises au vote des actionnaires lors de la prochaine Assemblée Générale. Par ailleurs le Conseil rappelle que, contrairement à ce qui a pu être indiqué, Valeo n'a pas reçu d'aide de l'Etat.»

La polémique pourrait se finir à l'Assemblée nationale. Jean-François Copé a rebondit en déclarant qu'on «s'approche de plus en plus d'une voie législative» sur les rémunérations complémentaires des dirigeants d'entreprise (stock-options...) et que Nicolas Sarkozy aborderait certainement ce sujet dans son discours de Saint-Quentin.

Limiter à 40.000 euros?

Christian Estrosi, ancien ministre et député-maire de Nice, propose ainsi de «limiter à 40.000 euros le salaire mensuel des dirigeants des sociétés cotées en bourse le temps du recours à l'aide publique», et de «conditionner l'augmentation de la rémunération des dirigeants à l'absence de restructurations dans l'année au sein de l'entreprise».
J.M. avec agence
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