SOCIAL - Ils étaient réunis ce vendredi matin...
Finalement, les syndicats n'ont pas arrêté de nouvelle date de mobilisation sociale après le 19 mars, lors d'une réunion de l'intersyndicale ce vendredi matin. Les huit syndicats (FO, CGT, CFDT, CFE-CGC, Solidaires, FSU, CFTC et Unsa) ont convenu de «rechercher les modalités les plus adaptées pour donner encore plus d'efficacité aux prochaines mobilisations», affirme une déclaration lue à l'issue de la réunion.
Les syndicats ont mis «notamment en débat l'étape importante que constitue le 1er mai» et «se retrouveront le 30 mars pour décider» des suites de la mobilisation, ajoute la déclaration.
Aucune «enveloppe supplémentaire»
En nombre de manifestants, le mouvement social de jeudi a fait
mieux que la grande grève du 29 janvier. Mais cette fois-ci, pas de sommet social de prévu pour négocier avec le gouvernement et François Fillon a déjà prévenu qu'il n'y aurait
aucune «enveloppe supplémentaire» après les mesures adoptées lors du sommet du 18 février.
Tous les syndicats ont d'ores et déjà souligné la nécessité de faire «durer» le mouvement et de rester unis. Bernard Thibault (CGT) a prévenu que le 1er mai ne sera «pas protocolaire, mais revendicatif».
Seul Solidaires appelle à une nouvelle journée d'action
Les syndicats français participeront aussi à des manifestations européennes, comme à Londres le 28 mars à l'occasion du G20. Seul Solidaires prévoit d'appeler «à une grève générale interprofessionnelle» dès vendredi, selon Christian Mahieux (Sud-rail).
Les syndicats se fixent pour objectif de «modifier le cap économique de la politique gouvernementale». Ils reprochent à Nicolas Sarkozy d'avoir «refusé catégoriquement d'augmenter le Smic» ou «de revenir sur la défiscalisation des heures supplémentaires» qu'ils considèrent comme un frein à l'embauche. Ils veulent aussi que «les exonérations de cotisations sociales (des employeurs) soient conditionnées à la conclusion d'accords salariaux».
«Face à l’ampleur de la mobilisation de ce 19 mars, le gouvernement ne peut pas se contenter de dire qu’il ne lâchera rien, comme
vient de le faire François Fillon sur TF1. Il ne peut pas, systématiquement, se retrancher derrière la mondialisation de la crise ou les déficits publics pour justifier sa politique», a estimé dans la communiqué la CFTC.
20minutes.fr