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La peine de mort abolie au Nouveau-Mexique

Salle d'exécution par injection létale dans la prison d'Huntsville au Texas, en 2000
Salle d'exécution par injection létale dans la prison d'Huntsville au Texas, en 2000/Paul Buck AFP/Archives

ETAT-UNIS - L'Etat américain devient le 15e à franchir le pas...

 Un de plus. Le gouverneur démocrate Bill Richardson a promulgué mercredi l'abolition de la peine de mort au Nouveau-Mexique. Cet Etat du sud-ouest américain devient le 15e à ne pas imposer le châtiment suprême.
 

Vendredi dernier, le Sénat du Nouveau-Mexique a voté l'abolition de la peine de mort par 24 voix contre 18, après que la chambre basse du parlement eut voté en faveur de cette proposition de loi.

 

Mais Bill Richardson pouvait encore opposer son veto au texte, et avait laissé planer le doute sur ses intentions. Mercredi, dans un communiqué, il a d'ailleurs souligné avoir longuement réfléchi à ce sujet.

 

«Aujourd'hui marque la fin d'un long parcours entre le sujet de la peine de mort et moi. Pendant toute ma vie d'adulte, j'ai cru avec fermeté que la peine de mort était un châtiment juste, dans des cas très rares, et seulement pour les crimes les plus abjects. Je le pense toujours», a précisé l’ancien candidat à l’investiture démocrate, 61 ans.

 

«Des innocents ont été mis dans le couloir de la mort»

 

«Mais il y a six ans, lorsque j'ai pris mes fonctions de gouverneur de l'Etat du Nouveau-Mexique, j'ai commencé à remettre en cause mes opinions sur la peine de mort», a-t- encore indiqué. «Le problème est devenu plus tangible pour moi parce que je savais que le jour arriverait lors duquel l'une de ces deux choses arriverait: soit je devrais prendre une décision sur un projet de loi pour abolir la peine de mort, soit, (perspective) plus difficile, je devrais signer l'arrêt de mort de quelqu'un», a ajouté l'homme politique.

 

Quelle que soit mon opinion sur la peine de mort, je n'ai pas suffisamment confiance dans le système judiciaire dans son fonctionnement actuel, pour être l'arbitre final lorsqu'il s'agit de décider qui meurt et vit après un crime. Si l'Etat doit prendre cette décision extraordinaire, le système doit être parfait et ne peut jamais se tromper», a plaidé le responsable.

 

«Mais la réalité est que le système n'est pas parfait, loin de là. Le système est par essence défectueux. Les analyses d'ADN l'ont prouvé. Des innocents ont été mis dans le couloir de la mort dans tout le pays», a-t-il remarqué, reprenant l'un des arguments des opposants à la peine capitale.

Avec agence
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