JUSTICE - Marcel Istria, membre déjà condamné du commando, s'en est tenu à la posture adoptée pendant l'enquête...
«Je n'ai rien à dire». C'est sur cet air de «déjà entendu» que le
procès d'Yvan Colonna en appel a repris ce mardi avec l'audition de Marcel Istria. Mais pour ce membre du commando, condamné en 2003, ce n'est pas une
façon de protester contre l'
absence du berger, mais une répétition de l'attitude qu'il avait eue tout au long de l'enquête.
Dès 1999, il avait été le seul des six complices présumés de Colonna à ne pas l'inclure dans le commando. «Je ne me souviens de rien, je n'ai pas participé à
tout ça», a répété Marcel Istria en référence à la fois à l'assassinat du préfet de Corse, en février 1998 à Ajaccio, et à l'attaque de la gendarmerie de Pietrosella (Corse-du-Sud), en septembre 1997.
>>> Retrouvez tous nos articles sur le procès Colonna en appel en cliquant ici.
Aux parties civiles qui lui faisaient remarquer que son «innocence» aurait dû le conduire à faire appel de sa condamnation en 2003, il a répondu: «Ça dépend des circonstances dans lesquelles on est jugé.» Selon lui, en effet, «une cour spécialement composée (sans jury populaire) n'est pas la représentation du peuple français».
Employé comme vigile dans un parc de location de voitures utilisé comme lieu de repli par le commando, Marcel Istria a été condamné notamment pour avoir été un des chauffeurs du groupe la nuit de l'assassinat du préfet.
J.M. avec agence