Moins de places pour les automobilistes. Dans son combat pour réduire le nombre de voitures en ville, le maire PS de Strasbourg a indiqué, hier, plancher sur une nouvelle tarification du stationnement. Elle devrait inciter les usagers à privilégier les parkings aux emplacements dans la rue et, au-delà, à plébisciter les transports en commun. « L'espace public doit servir à autre chose que le stockage de véhicules, pour lequel sont prévus des parkings souvent vides », explique l'édile.
Les modèles de sa réforme sont Genève ou Zurich, deux communes helvétiques « dans lesquelles les places de stationnement sont inférieures à chez nous, mais plus chères, ce qui encourage à prendre le tram ». Leurs habitants effectueraient plus de 500 trajets par an en transports publics, contre 209 en moyenne pour les Strasbourgeois. La raison de cette différence, résulte, selon le maire, du fait que « nous avons une offre qui reste large et pas trop chère ». Sans oublier : des amendes en cas d'infractions « trop peu dissuasives ». « Nous devons débarrasser autant que l'on peut la voirie ou ne permettre aux gens de s'y garer que sur des plages horaires très, très courtes », poursuit l'édile. Résultat, « le stationnement sur la place du Château ne passera pas l'année ».
Dans les cartons depuis des années, la fermeture à la circulation de l'espace situé entre la cathédrale et le Palais Rohan n'a jamais fait l'unanimité (voir encadré). Egalement dans le collimateur du maire, le secteur Saint-Thomas, coincé entre le centre et la Petite-France, où les automobilistes se garent de façon « anarchique et pas raisonnable ». ■