Le vice-président de George W. Bush est sorti de sa retraite dimanche pour une première interview. Il y a fustigé les politiques économiques du nouveau président Barack Obama et l'a accusé d'avoir rendu le pays plus vulnérable en revenant sur les méthodes de détention et d'interrogatoire des suspects de terrorisme.
«Je pense que ne pas demander conseil sur l'économie à Dick Cheney est peut-être le meilleur enseignement à tirer de l'interview d'hier», a confié aux journalistes Robert Gibbs. Le secrétaire de la Maison Blanche, railleur, a assimilé Dick Cheney à l'un des animateurs radio de droite les plus virulents: «Il faut croire que Rush Limbaugh était pris, alors ils ont sorti le deuxième représentant le plus populaire de la cabale républicaine».
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Quant à la lutte contre le terrorisme, Barack Obama considère que protéger les Américains représente «la tâche la plus grave dont il ait à s'acquitter chaque jour de la semaine».
Robert Gibbs a ajouté que l'administration Bush n'avait pas réussi pendant sept ans à faire juger les auteurs présumés des attentats du 11-Septembre ni les autres suspects de terrorisme.
Grâce aux changements annoncés par M. Obama, «je pense que les Américains, avec cette administration, verront ces individus soumis à la justice certaine et rapide qui n'a pas été rendue contre eux par la précédente administration», a-t-il conclu.