SOCIAL - La réunion du Comité central d'entreprise (CCE) a été interrompue puis reportée par la direction du groupe, qui a confirmé ce lundi qu'elle ne reviendrait pas sur la décision de fermeture de l'usine...
La réunion, qui portait sur des questions posées fin 2008 et pas sur la fermeture du site de l'Oise, qui emploie en tout 1.120 salariés, a été stoppée vers midi.
«J'ai reçu un coup de fil de la direction qui m'a dit que considérant que les conditions de sécurité n'étaient pas réunies, la séance était suspendue jusqu'à nouvel ordre», a déclaré Pierre Rubeck, délégué syndical central CFTC, secrétaire du CCE, et lui-même employé à l'usine de Sarreguemines (Moselle) du groupe.
Ils ont arrosé les participants du CCE d'oeufs
Des centaines de salariés de l'usine Continental de Clairoix (Oise), dont
l'équipementier a annoncé la fermeture d'ici un an, ont manifesté à Reims ce lundi matin
devant l'hôtel où avait lieu le CCE. Plusieurs d'entre eux ont réussi à pénétrer en fin de matinée dans la salle où se déroulait la réunion et en ont arrosé les participants d'oeufs. Les murs et le sol étaient maculés de jaunes d'oeufs. A l'annonce du report de la fin de la réunion, les salariés sont immédiatement remontés dans les cars et ont repris la direction de leur usine.
Ils étaient venus à plusieurs centaines ce matin. «On a finalement affrété 18 cars, qui sont alignés devant l'usine», avait expliqué tôt ce matin le secrétaire CFTC du comité d'entreprise de Clairoix. «Beaucoup de salariés, qui habitent entre Clairoix, près de Compiègne, et Reims, vont également venir avec leurs voitures personnelles», avait-il ajouté.
La direction de Continental confirme sa décision
L'usine de Clairoix, dont Continental a annoncé la fermeture la semaine dernière, emploie en tout 1.120 personnes. Dans un entretien publié lundi dans le journal allemand Handelsblatt, le directeur du personnel de Continental affirme que l'équipementier «ne reviendra pas» sur la fermeture prévue de deux usines en Europe, celle de Clairoix et celle de Hanovre, en Allemagne (780 salariés).
«Nous ne pouvons pas revenir, et nous ne reviendrons pas sur nos objectifs de suppression de surcapacités», a déclaré Heinz-Gerhard Wente. «Il n'y a aucune garantie et aucune rupture d'engagement légal», a-t-il ajouté, martelant la position officielle de Continental dans l'affaire des fermetures d'usines. Un accord sur le retour aux 40 heures de travail hebdomadaires signé fin 2007 devait assurer la pérennité du site jusqu'en 2012.
Avec agence