CONFLIT SOCIAL – Au 38e jour du mouvement contre la vie chère...
Un protocole de sortie de crise a été signé samedi en Martinique, qui entraîne la levée du mot d'ordre de grève, au 38e jour du
mouvement social et populaire contre la vie chère mené par le «Collectif du 5 février».
Outre les différentes composantes du Collectif, les organisations patronales et socio-professionnelles, les collectivités territoriales (région, département, communes) et les représentants de l'Etat ont paraphé ce document inédit. «Ce protocole vaut levée du mot d'ordre de grève, étant entendu que le Collectif se réserve le droit de repartir en grève si les accords signés ne sont pas respectés ou que les négociations entamées traînent en longueur», a précisé à l'AFP Michel Monrose, président du Collectif, soulignant le caractère «historique» de la mobilisation.
«Matinik levé»
Dans la rue et sous les fenêtres de la préfecture où se déroulait cette réunion plénière empreinte de solennité, des milliers de manifestants arborant le T-shirt rouge du Collectif chantaient «Matinik lévé» (Martinique debout, en créole) entraînés par des tambours. Entre 7.000 personnes (selon la police) et 15.000 (selon les organisateurs) ont fait le tour de la ville pour accompagner, comme cela en était devenu l'habitude, les membres du Collectif. Juste avant que les parapheurs circulent entre les parties, l'allocution deMorose a été chaudement applaudie par les dizaines de membres du Collectif présents dans la salle, tandis que les représentants du patronat qui leur faisaient face se levaient à leur tour.
avec agence