POLITIQUE – Il lui reproche sa prise de position en faveur de Valérie Pécresse...
Jean Sarkozy a rappelé à l'ordre, vendredi, Jean-François Copé, a
près la polémique suscitée par le soutien du chef des députés UMP à Valérie Pécresse, candidate à la primaire des régionales en Ile-de-France, face à Roger Karoutchi. Le fils du chef de l'Etat accueillait l'ancien sénateur des Hauts-de-Seine, à Neuilly, pour son dernier meeting de campagne, dans un département qui, de l'avis général, lui est d'ores et déjà acquis.
«Le débat des régionales ne doit pas se résumer à quelques polémiques», a averti le fils du président de la République, après celle qui a opposé jeudi le secrétaire d'Etat aux relations avec le parlement et le président du groupe UMP à l'Assemblée. Le premier avait reproché au second de ne pas respecter son «engagement» de neutralité, dans cette primaire qui doit désigner le chef de file UMP pour les régionales de mars 2010.
La reconquête passe par les militants
«Nous avons voulu, ici à Neuilly, que ce débat se déroule de manière transparente, et exemplaire». Et «il n'appartient à personne d'imposer ses vues», s'est fâché Jean Sarkozy. «Cher Roger, il parait que les présidents de groupe sont des gens très en vue en ce moment», a-t-ilironisé, dans une allusion claire à M. Copé qu'il a invité à «fonder une amicale».
Jean Sarkozy a également défendu Nicolas Sarkozy et son idée de primaire, contestée par certains élus UMP, dont Copé: «Le président de la République a voulu que la reconquête passe par les militants». Le fils du président a conclu son intervention par un hommage appuyé au chef de l'opposition (majorité présidentiel) au Conseil régional, saluant en Roger Karoutchi «quelqu'un qui maitrise ses dossiers mieux que personne». «Dans un monde politique parfois chancelant, c'est bon d'avoir des rocs sur lesquels vous pouvez vous appuyer», a ajouté l'élu des Hauts-de-Seine.