JUSTICE - Pour le procureur général, le procès doit se poursuivre...
Arrêter le
procès Colonna «serait extrêmement dangereux». Laurent Le Mesle, le procureur général de Paris l'a donc assuré ce vendredi: Il «
continuera sans lui», car «juridiquement, rien ne s'y oppose». Georges Lebbos, un policier controversé, ancien de la Division nationale antiterroriste (Dnat), a donc été entendu.
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A la barre, ce dernier a contesté avoir exercé des menaces en recueillant en 1999 les premiers aveux du commando de tueurs du préfet
Claude Erignac impliquant le berger corse. «Pourquoi j'aurais
soufflé le nom d'Yvan Colonna? Je n'ai rien contre lui, rien contre toutes ces personnes», s'est exclamé le commandant Lebbos.
«Je n'ai aucunement menacé Didier Maranelli, jamais!», s'est-il emporté. Comme la plupart des conjurés condamnés en 2003, Didier Maranelli avait impliqué Yvan Colonna avant de se rétracter plusieurs mois après. La défense du berger a toujours affirmé que les dénonciations avaient été obtenues par le biais de «pressions» sur les gardés à vue.
Georges Lebbos reconnaît avoir «commis une faute»
En l'absence de la défense, qui le considérait comme un «témoin essentiel», Georges Lebbos a cependant reconnu avoir «commis une faute» fin 2003 en détournant une commission rogatoire d'un juge de l'affaire Erignac pour tenter d'obtenir auprès de France Télécom l'adresse de son ex-compagne qui l’avait quitté.
«Je l'assume et je le regrette», a-t-il poursuivi alors que l'avocat général Jean-Claude Kross insistait pour avoir des explications. «Mais ça n'a rien à voir avec ce que j'ai fait avant», dans le cadre de l'affaire Erignac, a-t-il assuré. Pour éviter de venir témoigner, il avait cependant initialement
fourni un certificat médical attestant de son état dépressif. Une contre-expertise ordonnée fin février par le président Didier Wacogne avait conclu à l'absence de «contre-indication absolue» à sa venue.
J.M. avec agence