L'avenir de Julien Coupat est toujours en prison

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Publié le 13 mars 2009.

SABOTAGES SNCF - La Cour d'appel de Paris a rejeté une nouvelle fois sa demande de remise en liberté. Il est incarcéré depuis le 15 novembre...

Il s'agissait de la troisième demande de mise en liberté déposée par l’homme de 35 ans. Soupçonné d'avoir commis des dégradations à caractère terroriste début novembre de lignes de TGV, il a été mis en examen et incarcéré depuis le 15 novembre pour direction d'une entreprise terroriste et destructions en réunion à visée terroriste, dans le cadre des dégradations de lignes TGV.

«Une nouvelle fois, la demande est rejetée», a expliqué à la presse Me Terrel, dénonçant un «fiasco politico-judiciaire». Le parquet général avait requis son maintien en détention.

Initiatives

L'avocate a annoncé dans la foulée un certain nombre «d'initiatives juridiques et politiques», parmi lesquelles figure une demande à venir de «déqualification du chef (de mise en examen, ndlr) qui ne repose que sur des constructions intellectuelles».

«Puisque il ne sert visiblement à rien de se limiter au terrain juridique, nous allons nous déplacer sur le terrain politique, là où toute cette affaire a été fabriquée», a prévenu Me Terrel. «Nous allons également demander à ce que la juridiction antiterroriste soit déclarée incompétente car tout ceci n'a rien à voir avec du terrorisme, c'est totalement démesuré».

Enfin, l'avocate a annoncé que le dossier d'enquête, théoriquement soumis au secret de l'instruction, serait «ouvert au cours d'une conférence de presse dans les prochaines semaines pour démontrer que Coupat est détenu pour justifier une opération politique». Demandant «aux intellectuels et citoyens de ce pays de s'exprimer, de nous rejoindre dans ce combat».

Cinquième mois de détention commencé

Coupat qui entame son cinquième mois de détention provisoire à la maison d'arrêt parisienne de la Santé, «va bien, en dépit des conditions indignes dans lesquelles il est incarcéré», a précisé son avocate. «Il réfléchit, il écrit, notamment sur les conditions d'emprisonnement».


Coupat reste le seul en détention parmi les neuf de Tarnac mis en examen dans cette enquête. Sa compagne, Yldune Levy, avait été remise en liberté le 16 janvier.
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