Européennes: les liste PS adoptées partout sauf dans le Centre

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Publié le 13 mars 2009.

PS - Le frondeur Gérard Collomb propose à Martine Aubry une «rencontre avec les responsables locaux» pour trouver un accord...

Bande à part. Les militants socialistes ont rejeté jeudi soir la liste du parti en vue des élections européennes dans la région Centre, mais l'ont adoptée dans toutes les autres, selon des résultats non encore définitifs communiqués dans la nuit par la direction du PS.

«Je pense qu'il serait raisonnable d'arrêter les frais, a déclaré ce vendredi matin sur France 2 Vincent Peillon, tête de liste dans le Sud-Est. Les bisbilles internes des socialistes sont profondément inconvenantes, à un moment nous avons d'autres choses à faire».

>> Les dégâts dans le parti, c’est là

La participation s'est élevée autour de 40%, soit au même niveau qu'en 2004, a indiqué Christophe Borgel secrétaire national aux élections. Les résultats des DOM-TOM ne sont pas connus. Le scrutin a eu lieu sur fond de fronde de plusieurs barons locaux. A leur tête le sénateur-maire de Lyon Gérard Collomb, qui, contestant la composition des listes, avaient appelé les militants à les rejeter, en votant contre ou en ne participant pas au vote.

Le non l'a emporté dans la région Centre (qui comprend Le Limousin, le Centre et l'Auvergne) en raison du rejet massif des militants du Limousin (80%), malgré le oui dans les deux autres.

>> Pourquoi ça bloque? Nos explications ici

La décision de nommer le fabiusien Henri Weber tête de liste, contre Jean-Paul Denanot, président du Limousin, avait suscité le mécontentement des militants. La direction avait fait valoir la règle du non-cumul des mandats pour écarter la candidature de Jean-Paul Denanot.
Henri Weber a déclaré à l'AFP qu'il resterait tête de liste mais qu'il fallait «tenir compte de la volonté des militants du Limousin de figurer en bonne place sur la liste» qui doit «être remaniée».

Dans d'autres régions comme la Bourgogne, la Bretagne ou le Rhône-Alpes où des barons locaux avaient rejeté les listes, le oui l'a emporté. Dans le Sud-Est, la liste emmenée par Vincent Peillon, dont le «parachutage» avait été fustigé par Gérard Collomb, l'a emporté avec 75% des voix.

Interrogé par l’AFP, le sénateur-maire socialiste de Lyon a affirmé que le PS ne pouvait «pas faire campagne» sans «rassembler totalement» le parti. Il propose à Martine Aubry une «rencontre avec les responsables locaux» pour trouver un accord.
P.B. (avec agence)
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