CONFLIT SOCIAL - Car «les règles d'information n'ont pas été respectées», selon le secrétaire d'Etat chargé de l'Emploi...
Mardi, il avait trouvé
la décision de Total «scandaleuse». Cette fois, il est allé plus loin. Laurent Wauquiez a évoqué une possible suite judiciaire à
la décision de Continental qui met sur le carreau 1.120 salariés à Clairoix, Oise. 1.120 salariés qui avaient accepté fin 2007 d'importantes concessions pour sauver l'emploi dans leur usine.
«Le groupe a annoncé ça sans aucun respect des règles d'information des salariés», s'est indigné le secrétaire d'Etat sur RMC. «Cela n'a pas permis au gouvernement de travailler pour essayer d'explorer avec eux toutes les autres possibilités, toutes les mesures qu'on a pour essayer de sauver des emplois.»
«Un non respect des règles de procédures de licenciement»
Avant une déclaration très forte: «On a un droit français, qui est là pour nous permettre de protéger les salariés et d'explorer toutes les possibilités plutôt qu'une fermeture sèche. A ce stade, ça se traite au niveau de la justice, c'est un non respect des règles de procédures de licenciement».
Selon lui, le gouvernement «n'aura même pas besoin» de porter plainte. «Les salariés vont être les premiers à déposer plainte, et ils auront raison puisque les règles d'information n'ont pas été respectées».
Des plaintes et des oeufs
Il faut «tout de suite faire un diagnostic sur ce département» de l'Oise. «Est-ce qu'il y a des secteurs où on peut trouver des emplois? Je pense au développement durable, la logistique, les services à la personne».
En attendant les plaintes, les salariés ont de nouveau manifesté leur colère ce jeudi matin. Vers 9h30, le directeur de l'usine, Louis Forzy, a essuyé des jets d'oeufs de la part de salariés devant lequel il devait présenter le projet de fermeture. Quelque 500 salariés étaient rassemblés dans un entrepôt de pneus à l'intérieur de l'usine à l'arrêt pour entendre le directeur.
Avec agence