VIOLENCES - Au total, treize jeunes sont actuellement en garde à vue...
Nicolas Sarkozy a annoncé mercredi, la création d'un plan contre «les bandes violentes» lors d'une rencontre avec les représentants de la communauté éducative de Gagny (Seine-Saint-Denis). La veille, une
l'expédition punitive a été menée dans le lycée Jean-Baptiste Clément par une bande cagoulée.
Le chef de l'Etat a demandé mercredi à Michèle Alliot-Marie «de lui présenter d'ici fin mars un plan d'action» pour renforcer la lutte contre les «bandes violentes».
Qui était derrière cette équipée sauvage de barres de fer, de bâtons et de couteaux, qui a blessé douze élèves et professeurs se trouvant dans la salle d'études du lycée?
«Match aller»
Treize jeunes au total étaient en garde à vue ce mercredi après-midi au commissariat de Gagny. Une treizième personne, entendue lundi après une première bagarre, qualifiée de «match aller», devant un lycée voisin, a été de nouveau placée dans la matinée en garde à vue.
Les gardes à vue des six jeunes de 16 à 20 ans interpellés mardi matin et en début d'après-midi à proximité du lycée Clément ont été reconduites. L'un d'eux était «porteur d'une barre de fer et de traces de sang», selon la police. Celles de six jeunes gens interpellés mardi soir dans la cité
«les Dahlias» se poursuivaient. Selon Julien Riffard, commissaire, ces jeunes gens ne sont «pas actuellement directement mis en cause dans l'agression d'hier mais nous avons saisi les mêmes armes qu'utilisées» lors de l'attaque.
Longue tradition querelleuse entre bandes de Gagny
D'après le rectorat, une «rivalité amoureuse» liée à une très ancienne querelle de bandes originaires de deux cités de la ville, «les Dahlias» et «Chesnay» serait à l'origine de l'intrusion.
Les élèves étaient attendus au lycée ce mercredi à partir de 8h30. Le préfet et le recteur ont visité une à une les classes du lycée Jean-Baptiste Clément, qui compte 500 élèves, pour expliquer que ce type d'agissement est «intolérable».
A la recherche de leur cible jusqu’à dans la salle de permanence
C'est au moment des entrées et sorties d'élèves à l'interclasse de 10h30 que les assaillants se sont dirigés «directement vers la salle de permanence à la recherche d'un élève», selon le rectorat.
Les intrus ont réussi à blesser leur cible à la lèvre d'un coup de couteau, blessant et bousculant d'autres personnes, dont une enseignante griffée superficiellement au thorax par un couteau.
Quatre blessés ont été hospitalisés. Un jeune souffre notamment d'une fracture à la jambe.
Avec agence