Les Français refusent de sacrifier leurs loisirs sur l'autel de la crise

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Publié le 6 mars 2009.

SOCIETE - Ils surveillent leur budget, mais continuent à partir en vacances et à se faire plaisir...

C'est la crise, mais les Français ne se serrent pas la ceinture pour autant. S'ils refusent de rogner sur leur budget ciné, pas question non plus de renoncer aux vacances au ski. Les conditions d'enneigement sont exceptionnelles et, malgré des prévisions inquiétantes, la fréquentation des stations se maintient.

Des séjours prévus de longue date et confirmés pour ne pas perdre ses arrhes? Non, selon une étude de l'Association nationale des maires de stations de montagne (ANMSM), on assiste même à une «progression des réservations de dernière minute». Du côté de La Plagne, Yann Clavillier explique à 20minutes.fr que les vacanciers profitent d'un «effet d'aubaine». En effet, craignant une chute de fréquentation, les stations «n'ont pas hésité à proposer des promotions».

Les vacances, coûte que coûte

Et sur place, pas question de se priver non plus. Les activités sportives bénéficient des bonnes conditions, avec «la progression des forfaits "six jours"». Idem pour les «promenades en raquettes» ou «en chiens de traineaux», selon l'ANMSM. En revanche, les restaurateurs font grise mine, car «les vacanciers privilégient la vente à emporter ou les sandwichs faits maison», déplore l'Union des métiers et industries de l'hôtellerie.

Une tendance confirmée pour l'ensemble de l'année 2009, puisque 65% des Français annoncent qu'ils ont l'intention de partir en vacances cette année. Soit cinq points de plus que l'année dernière, selon une enquête de l'institut Protourisme. En revanche, les touristes devraient rogner sur les dépenses annexes: «64% économiseront sur les achats en boutique, 50% sur la consommation dans les bars restaurants, mais seulement 15% sur l’hébergement, lorsqu’ils choisissent un hébergement payant».

Le salon de l'Agriculture plutôt que le Paradis latin

Côté sorties, les temps sont durs pour les grands cabarets parisiens. Fin mars, le Bobin'o fermera pour cinq mois, apprend-on dans «le Parisien», tandis que le Lido en est réduit à proposer une place gratuite pour une achetée, et que le Paradis latin annule régulièrement ses soirées.

En revanche, le salon de l'Agriculture a fait le plein. Avec plus de 670.000 personnes, il a fait 10% de de mieux qu'en 2008. Son cousin, le salon itinérant de l'Erotisme passera par Paris le 13 mars. Ses organisateurs ont confié à 20minutes.fr que les chiffres de fréquentation, dans les premières villes traversées, montrent «une progression par rapport à 2008». Rien de plus logique, selon eux: «en temps de crise, les gens ont plus que jamais besoin de s'amuser».
Julien Ménielle
Emploi

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