JUSTICE - Le plaignant et son comité de soutien étaient au tribunal ce jeudi...
Il persiste et il signe. Mais M'Hamed Bellouti ne sera fixé que le 9 avril prochain, après son rendez-vous, ce jeudi au tribunal, avec
Jean Sarkozy. Au programme: l'examen en
appel de la plainte de l'automobiliste, qui accuse le fils du président de délit de fuite après l'avoir
accroché en scooter. En septembre dernier, il avait été débouté, et condamné à verser 2.000 euros au jeune Neuilléen, pour «
procédure abusive et téméraire».
«Je ne comprends pas comment c'est possible, puisque j'ai deux témoins», a-t-il confié à 20minutes.fr, notant au passage qu'«aucune procédure pour faux témoignage n'a été lancée».
L'imprudence de s'être «attaqué à la famille Sarkozy»
«C'est le soutien populaire qui m'a convaincu de faire appel», avait alors
déclaré l'automobiliste. Il bénéficie en effet du soutien actif d'une
association, créée notamment pour l'aider à s'acquitter des frais de justice en récoltant des fonds. Ses membres prévoyaient d'ailleurs de faire le déplacement depuis Saumur, d'où M'Hamed Bellouti est originaire. «Deux mini-bus, soit une vingtaine de personnes», raconte-t-il. Mais aussi le
Collectif pour une dépénalisation du délit d'outrage, et même
Hervé Eon.
«Vous savez, "casse-toi pov'con"», rappelle le plaignant en référence au panneau brandi par ce mayennais sur le passage de Nicolas Sarkozy, qui lui a valu en novembre dernier une amende de 30 euros avec sursis pour offense au chef de l'Etat. Leur point commun: «l'injustice» et l'imprudence de s'être «attaqué à la famille Sarkozy».
Accusé de «nuire à la carrière politique de Jean Sarkozy»
«L'avocat de Jean Sarkozy me reproche de nuire à sa carrière politique avec tout ce battage médiatique», explique M'Hamed Bellouti. Il rappelle pourtant qu'«en août 2007, au moment de la plainte, elle n'avait pas encore commencé».
Aujourd'hui, il se dit «fatigué», avec «des hauts et des bas au niveau du moral», mais ne regrette pas sa plainte. «Sur le principe», mais aussi parce qu'il «garde espoir» et se «sent soutenu psychologiquement». Il a pu à nouveau le constater devant la 20e chambre de la cour d'appel de Paris.
Julien Ménielle