Il faudra attendre huit mois. Huit mois avant de connaître, le 27 octobre prochain, la décision du tribunal correctionnel de Paris chargé de l’Angolagate. La justice s'est donné le temps de la réflexion avant de rendre son délibéré sur cette affaire de commerce d'armes de guerre vers l'Angola. Il faudra bien cela pour soupeser chaque mot d'un jugement qui risque d'altérer les relations entre Paris et Luanda.
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Après cinq mois d'audience, le tribunal correctionnel de Paris a clos ce mercredi ce procès, où 42 personnes étaient accusées d'avoir, soit participé à l'organisation de ce «trafic» de 790 millions de dollars, soit bénéficié indûment de «pots-de-vin» généreusement distribués par les deux associés ayant mis ce commerce sur pied, Pierre Falcone et Arcadi Gaydamak. Les deux hommes risquent jusqu’à six ans de prison. Charles Pasqua, Jean-Charles Marchiani ou Jean-Christophe Mitterrand font également partie des prévenus.