Pour quelles raisons êtes-vous opposés à ce projet?
C'est une étape supplémentaire vers l'adoption d'enfants par les couples homosexuels. C'est aussi un enjeu de société majeur qui mérite un vrai débat. Pourquoi Nadine Morano veut-elle faire passer ce projet à la va-vite, en pleine crise? Sans doute agit-elle sous la pression des lobbies gay.
Plus de trois cents parlementaires ont signé un manifeste contre l'homoparentalité en 2006. Ont-ils changé d'avis?
Non, nous sentons toujours beaucoup de réticences de leur côté. Ce n'est pas un scoop de dire qu'un enfant a besoin d'un père et d'une mère quand même!
Quelle forme va prendre la mobilisation?
Plutôt que de défiler comme en 1999 contre le pacs, nous faisons un lobbying intense auprès de ces parlementaires. Nous représentons déjà une soixantaine d'associations (comme Avocats pour l'enfance) et, chaque jour, de nouvelles nous rejoignent.