SOCIETE - Le texte de l'avant-projet de loi réclamé par Nicolas Sarkozy n'a pas été «sexualisé» afin de concerner «toutes les familles»...
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depuis 2007, le projet de loi sur le
statut de beau-parent va enfin voir le jour. Le texte de l’avant-projet inclut les familles homoparentales. Une façon de «reconnaître des droits et des devoirs aux adultes qui élèvent des enfants qui ne sont pas les leurs», comme l'avait souhaité Nicolas Sarkozy, le 13 février dernier, en exposant son
plan de politique familiale.
Le texte «relatif à l'autorité parentale et aux droits des tiers» cite les «30.000 enfants qui vivraient, selon les estimations de l’
Ined, dans un foyer composé de deux adultes de même sexe». Satisfaisant une revendication des associations homosexuelles, le mot «parents» a par ailleurs été substitué à la formulation «père et mère».
Christine Boutin monte au créneau
Ainsi, le texte n'est «pas sexualisé» et «concerne toutes les familles», a expliqué le cabinet de la secrétaire d'État à la Famille, Nadine Morano. «Je n'accepterai pas que l'on reconnaisse l'homoparentalité et l'adoption par les couples homosexuels de façon détournée, en le glissant dans une loi sur le statut du beau-parent», a déjà prévenu
Christine Boutin.
La ministre du Logement, notoirement engagée sur le sujet, a affirmé que «les enjeux pour les enfants comme pour les parents sont suffisamment conséquents pour qu'ils soient abordés de façon franche et débattue». Les débats autour du projet de loi, qui sera déposé d'ici fin mars au Parlement, promettent d'être passionnés.
J.M. avec agence