Whaff aboie sur le genre humain

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Publié le 2 mars 2009.

Voici une pièce qui a du chien. On nous le promet sur l'affiche du Agatha Christie chez les Monty Python. Comprenez une débauche de suspense mâtiné d'humour « so british » : c'est assurément ce à quoi on assiste au Théâtre Tristan-Bernard (Paris 8e). L'intrigue, qui tend à élucider un meurtre, est simple. Mais le texte de Tom Stoppard traduit et mis en scène par Jean-Luc Revol fait de ce polar une comédie à part, dopée à l'absurde. Le rideau s'ouvre, deux critiques de théâtre assistent à la représentation d'une enquête policière qui ne les enthousiasme guère. On les entend deviser aimablement pendant que, dans le manoir de la mystérieuse Lady Muldoon, le très incompétent inspecteur Whaff cherche à désigner le meurtrier. Critique de théâtre ou policier, qui est le plus ridicule ? A moins que ce ne soit la midinette, la femme pulpeuse, le Don Juan volage ? Avec leurs grands gestes et des répliques parfois surréalistes, les personnages sautent à pieds joints dans le grotesque. Doublée d'une mise en scène qui frôle l'hyperactivité, la pièce ne tarde pas à déclencher le rire. ■G. G.

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