Il y a moins d'un an, ils campaient au bord du canal et étaient menacés d'expulsion. Maintenant, ils ont les clés de leur maison. Et leur loyer annuel est de 20 euros. Le conseil municipal a décidé vendredi de signer avec des SDF des baux d'un an pour des bâtiments de la ville voués à la démolition. Cette mesure « expérimentale » s'adresse à vingt et un ex-campeurs du canal qui étaient repliés sur un terrain des Raisins. « Ils ont tenu là-bas toutes leurs promesses concernant, notamment, le respect du voisinage. Nos rapports sont basés sur la confiance », explique Claude Touchefeu (PS). L'adjointe aux Affaires sociales est « fière » de cet épilogue « collectif ».
Par petits groupes, les locataires vont en fait occuper trois maisons. Ils ont un an pour « se donner des perspectives » et acceptent en contrepartie un suivi social mené par l'association Soleil.
L'autre mesure concerne les chiens des SDF. A partir d'avril, l'Ecole vétérinaire assurera des permanences sur l'Ile du Ramier. Vaccinations et stérilisations seront gratuites. Jean-Luc Moudenc (UMP), au nom de l'opposition, craint que cette « curieuse mesure » n'attire à Toulouse davantage de sans-abri. « C'est une réponse humaine et originale qui répond à un problème de santé publique et permet un dialogue social », rétorque le maire, Pierre Cohen (PS). ■