Des listes où les contraintes imposées par la Première secrétaire (parité, renouvellement, diversité et équilibre entre les courants) ont rendu l'équilibre difficile à trouver. Impossible même, puisque la belle unité affichée samedi soir a déjà volé en éclats.
Alors que la hache de guerre semblait enterrée entre Martine Aubry et Ségolène Royal, la composition des listes a ravivé des tensions au sein même du courant de l'ex-candidate à la présidentielle. Ainsi, Gérard Collomb, soutien de Royal, est furieux du parachutage d'un royaliste sur ses terres. C'est Vincent Peillon, jusqu'ici candidat dans le Nord-Ouest, qui conduira la liste PS dans le Grand Sud-Est. «Un crève-coeur» selon l'intéressé qui reconnaît une décision contre son «plein gré».
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Actualisation de 11h20: Vincent Peillon a quelque peu tempéré ses propos dans La Provence ce lundi matin, évoquant une «envie de passer à autre chose». Il a affirmé: «le Sud-Est est la seule région où je souhaitais et où j'ai accepté d'aller».
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Gérard Collomb a fustigé une parodie de démocratie» comme au «comité central du PC soviétique».
>> Le parachutage de Peillon vu par notre dessinateur Chimulus
On assiste à de pareilles disputes au sein de la motion regroupant Bertrand Delanoë, François Hollande ou Pierre Moscovici, les deux derniers s'estimant trahis au profit du premier. Un responsable prophétise même des «malaises dans les régions et des risques de blocage» lors du vote des militants le 12 mars, en Bretagne, Gironde, Franche-Comté ou dans le Limousin.
Dès hier, l'UMP a saisi l'occasion d'ironiser sur les «mécontentements en série chez les candidats et les barons» du PS.