JUSTICE - Le berger corse et ses avocats ont provoqué plusieurs suspensions de séance en s'en prenant au président de la cour...
Nouveaux coups d'éclat, nouveaux retards au
procès Colonna. La séance a été suspendue plusieurs fois ce vendredi à la suite notamment d'un incident provoqué par la défense. Les avocats du berger de Cargèse ont accusé le président de la cour Didier Wacogne d'être «indigne de mener les débats» et lui ont demandé «de partir».
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«Vous nous cachez des choses, vous êtes en cause», a explosé Antoine Sollacaro, sous les applaudissements d'une partie du public. L'avocat, comparant la cour à «la junte birmane», estime avoir eu connaissance tardivement de l'existence d'un
certificat médical concernant l'absence de Georges Lebbos, un témoin important.
«Il y a des limites!»
«Vous n'êtes pas impartial, vous êtes en mission», a lancé à sont tour Yvan Colonna dans l'après-midi. L'accusé a ensuite demandé à voir ses avocats hors audience pour décider quelle attitude adopter. Nouvelle suspension d'audience de dix minutes.
«Il y a des limites!», s'est indigné le président Wacogne, dont la défense avait déjà tenté, en vain, d'obtenir la
récusation. Dans la matinée, un nouveau calendrier avait été annoncé après le retard pris notamment à la suite du supplément d'information demandé au sujet du témoignage de
Didier Vinolas.
J.M. avec agence