La mobilisation des universitaires faiblit, mais pour combien de temps? / Contributions

15 réactions à l'article
  • Etudiant-chercheur

    @ Brau : Il y a peut être des priorités. Néanmoins, en recherche, le "on sait jamais" représente beaucoup. Beaucoup de grandes découvertes se sont faites presque "par hasard". Arrêter de financer certaines recherches, c'est être sûr qu'aucune découverte ne se fera. C'est pour cela qu'il ne faut pas arrêter de financer la recherche fondamentale, sous prétexte qu'elle ne donnera pas un résultat concret et chiffrable à court terme.

    Ensuite, tout n'a pas vocation à créer une révolution. Continuer la recherche en littérature, ou autres thèmes souvent jugés "inutiles", c'est continuer d'accroître le capital de connaissances et de réflexion de l'humanité. L'histoire, la culture, les arts, ce sont des richesses intellectuelles qui doivent absolument être préservées et continuer de s'accroître.

  • fred3

    djg 27.02.2009 - 11h34, pour avoir fait une these dans une universite francaise, avoir travaille dans un laboratoire de recherche americain et pour faire de la recherche dans le prive en France avec notamment des collaborations avec des universites francaises sur des projets, je peux vous dire qu'une partie des enseignants-chercheur en France sont effectivement deconnectes de la realite. Un des profs durant ma these ne faisait aucune recherche car il etait plus interesse par son chateau viticole donc il faisait juste ses 128 heures de cours en ampli par an. Si on regarde les publications de certains labos, ce sont les memes depuis 10 ans. La ou un chercheur americain ecrit des propositions pour obtenir des credits qui paieront son salaire (c'est peut etre l'extreme oppose et pas forcemment a choisir car c'est un autre stress), il n'y a aucune consequence pour un chercheur francais qui ne fait rien ou ne respecte pas les livrables d'un projet en collaboration avec des partenaires prives. Un peu d'evaluation ne va pas les tuer.

  • Brau

    Je pense que la plupart des chercheurs(ses) sont des bosseurs(ses)... Néanmoins, c'est peut être une réaction saine que de se poser la question d'où vont les financements de la recherche... Car quand on voit certains thèmes de recherche (littérature anglaise dans le comté du Kent de 1783 à 1784, langage d'une tribu d'Afrique, ...), on peut se dire que ce ne sont pas des thèmes prioritaires... Seuls dans quelques secteurs (en particulier technologies et biologie) on peut se dire "on ne sait jamais, si ça se trouve, ce sera le début de la révolution"... Pour les autres, "on sait "jamais"", seulement...

  • djg

    Je suis enseignant-chercheur. Quand je lis cet article et certains commentaires de lecteurs, je suis conforté dans le fait qu'il faut se battre, même pour les enfants de ceux-là car ils pourront mieux réfléchir et juger que leurs parents... Apparemment, l'entreprise de nivellement lancé par Sarkozy porte ses fruits: une culture à la kholanta, une vision du monde à la Poutine, une honnêteté à la Berlusconi, une vision de l'économie à la Bush, ... n'en jetons plus. Ce que Sarkozy ignore, c'est qu'il a en face de lui des dizaines de milliers de personnes, pas des nantis, des passionnés, qui travaillent (eux), qui n'ont que faire de son dédain à leur égard et qui sont passionnés par leur tâche. On ne gagne pas contre la raison et la vérité !

  • djg

    Ce qui se passe dans l'enseignement-supérieur, lycées et primaire et dans la recherche n'est qu'un autre exemple de l'entreprise de démolition des structures, performantes ! au service de tous, mises en place parfois avec le sang du peuple. Sarkozy est et restera la pire des engeances qui aura été placé à la tête de l'état par un système politique sclérosé et manipulateur. La démocratie est morte, le peuple n'a plus aucun lien avec ceux qui le gouverne.
    Dans d'autres pays, les institutions font qu'une pathologie dangereuse comme celui-là aurait été forcé à partir, mais pas chez nous car nous sommes dans un système relevant d'une logique maffieuse où tout est permis sans contrôle à celui qui est à sa tête...

  • Magnifico

    Les universitaires sont comme leurs étudiants, ils ont des convictions fortes et sont capables de tous les sacrifices pour les défendre,...à condition que ce ne soit pas pendant les vacances.

  • chamsia

    J AI L IMPESSION QUE VOUS VOULEZ QUE LA FRANCE SE SOULEVE MAIS MON PAUVRE VOUS SERIEZ LES PREMIERS A ETRE MIS EN DEMEURE DE DIRE CE QUE L ON VOUDRA VOUS FAIRE DIRE ALORS MESSIEURS ET MESDAMES NE FAITES PAS LES IDIOTS ET NE DONNEZ L IMPRESSION DE LES SOUTENIR VOUS SAVEZ TRES BIEN QUE LES REVOLUTIONS MOI QUI SUIS HISTORIEN A TOUJOURS AMENE AVEC ELLE LA TERREUR SI C'EST C'EST CELA QUE VOUS VOULEZ ALLEZ Y MAIS NE COMPTER PAS SUR MOI.

  • ABC

    Dans le même temps où elle se dit prête à discuter des autres sujet, Pécresse envoie un dépliant sur la mastérisation où tout est confirmé, précisé (avec parfois bien du flou comme sur les bourses), comme si l'affaire était déjà dans le sac. Il est vrai que de nombreuses Facs ne sont pas concernées par ce problème : droit, Med, pharma., en particulier, là où les mandarins sont les plus nombreux et les plus proches du pouvoir avec un grand pied dans le privé et un autre tout petit dans le public (pour se payer les cigares du dimanche). En revanche, rien sur le contrat doctoral qui est aussi un sujet qui fâche.

  • panchito

    @manaram : mais si l'année sera validée, c'est la raison pour laquelle les facs françaises n'en finissent plus de couler dans les classements internationaux.

  • StylBug

    Trop de manif tue la manif...

  • Etudiant-chercheur

    Si le gouvernement avait rédigé ses réformes en concertation avec les gens concernés, plutôt que de laisser des hauts fonctionnaires incompétents rédiger des décrets absurdes et destructeurs, et le président débiter des discours incroyablement bêtes et méprisants, on n'en serait pas là.

    La grève n'amuse personne. Sauf peut-être le gouvernement, qui semble prendre plaisir à la laisser durer.

  • manaram

    La mobilisation ne faiblit pas, mais il est temps de trouver un autre moyen de manifester son désaccord et sa colère sans pour autant pénaliser les étudiants, car la mobilisation dure depuis presque un mois, même si les étudiants sont solidaires, le semestre et donc l'année risque ne pas être "validé"...

  • SoVirtuel

    En même temps on s'en fiche pas mal de leur saut d'humeur. Ils n'auraient pas des troubles du comportement? Sinon comment expliquer ces grèves à répétition?

  • ahje

    Notre élite ne semble pas comprendre le sens de "faire des économies", puisque les sommes économisées seront dépensées chaque année, ad vitam eternam. Et qui paye: le français d'en bas, dont les ressources diminuent par les ponctions fiscales les "déremboursements". Les 90086 personnes de l'enseignement supérieur, dont 57549 "chercheurs" devraient être rémunérés au nombre de brevets déposés et non au temps passé en grève. Nos élus sont des ânes qui ne connaissent pas la notion d'économie. Quant aux enseignants, désolé, ils ne sont plus les notables du village avec le curé et le notaire.

  • Dédé le Gascon

    Ah,ah!!! Vous avez oublié le 12 Mars, soit 5,10,12 et 19 Mars, et aprés c'est le printemps.

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