Une phrase résume tout ce que Florent Balmont a apporté au Losc depuis son arrivée, cet été. « Quand on le voit courir partout, on croit qu'il va faire un malaise cardiaque sur le terrain », a lâché Ludovic Obraniak il y a quelques semaines. L'ancien Niçois, acheté pour remplacer Jean II Makoun, est une pile électrique. Aussi calme en dehors du terrain qu'insatiable sur la pelouse. Alors forcément, la perspective de disputer un derby contre Valenciennes, samedi, le fait saliver. « A l'aller, ils nous avaient bien mis en difficulté. Répondre présent dans les duels, ce sera encore le plus important. Sur nos deux matchs à l'extérieur, on a vu que quand on n'est pas bien dans les duels, on passe à la trappe. »
Pourtant, des derbies, Florent Balmont en a connu, notamment ceux réputés bouillants entre Nice et Monaco. L'ambiance de Nungesser n'est pas pour lui déplaire. « C'est un petit stade, assez chaud. C'est bien, c'est même mieux. Ça nous met dans l'ambiance tout de suite. Ce sera un plaisir d'y aller », sourit le milieu de terrain, formé à Lyon. Tout de même, Florent Balmont n'est pas là que pour mordre les mollets adverses. Parfois titularisé sur le flanc droit de l'entrejeu, il a démontré des qualités techniques que certains ne lui connaissaient pas. Mais le combat, encore et toujours, est chez lui un leitmotiv. Alors quand Antoine Kombouaré annonce que son VAFC va « marcher sur la tête » du Losc, lui n'y trouve rien à redire. « Il a raison, il faut avoir cet état d'esprit pour se maintenir. J'ai connu ça à Nice, et on avait gagné quelques matchs comme ça », se souvient Florent Balmont. A Lille, ce goût du duel est juste une corde en plus à l'arc bien tendu de son équipe. ■