L'arrêté préfectoral obligeant les cafés à fermer à 3 h le samedi est maintenu. Le tribunal administratif a rejeté hier la demande de vingt-quatre bars musicaux de la Ville rose qui demandaient sa suspension. « Pour le juge des référés, perdre entre 20 et 30 % de chiffre d'affaires par samedi n'est pas significatif », a réagi Bernard Bosc, le président des cafetiers à l'Union départementale des métiers et des industries de l'hôtellerie. « Laisser des centaines de personnes dans la rue entre 3 h et 5 h du matin ne va pas résoudre le problème de l'alcoolémie », a-t-il ajouté en faisant référence aux arguments de la préfecture lors de l'audience du 19 janvier. Pour l'heure, la profession n'envisage pas de mener des actions, en attendant le jugement dans trois à quatre mois. « Même si pour le moment la situation économique n'a pas été jugée précaire, sur le fond, l'arrêté paraît illégal », a estimé Alexandre Martin, l'avocat du Maximo et de la Bodega-Bodega, qui perd 33 % de chiffres depuis l'application de l'arrêté. ■