Comment expliquez-vous que chacune de vos sorties soit payante en ce début d'année ?
Je suis un peu surpris de ma victoire au Tour du Haut Var, ce week-end. Ça s'est déroulé à la perfection. Depuis ma victoire dans l'Etoile de Bessèges [le 8 février], la confiance est là. Je cours plus libéré, avec des bonnes jambes. Ça permet d'être plus lucide et de prendre plus de risques à bon escient.
Le facteur chance vous sourit-il aussi ?
Non, je ne pense pas. Sur les trois courses, je crois que c'est surtout le travail collectif qui a été déterminant. Sur certaines courses, la chance joue un rôle, comme mon maillot jaune sur le Tour de France. Mais là, ça s'est joué à la régulière.
Ces bons résultats rehaussent-ils vos ambitions ?
J'en avais déjà. L'Etoile de Bessèges m'a rassuré, la victoire au Haut Var, c'est un cran supplémentaire. Ces deux succès confortent mes ambitions pour Paris-Nice [du 8 au 15 mars]. Ma confiance aussi.
Aviez-vous déjà connu une telle forme ?
Oui, j'ai déjà été dans cet état de forme, mais jamais à cette période de la saison. En 2007, j'avais déjà de bonnes jambes sur Paris-Nice [grand animateur de la course, Thomas Voeckler avait remporté le classement de la montagne].
Ce pic de forme peut-il durer ?
Il est possible de le garder, voire de l'améliorer pour Paris-Nice. Après, je prendrai quelques jours de vacances sans vélo. Pas trop longtemps, sinon il sera difficile de se remettre en route pour la suite de la saison. ■■Recueilli par Floréal Hernandez