La mort est un sujet intemporel, mais les rituels qui y sont rattachés diffèrent selon les époques. C'est ce que met en évidence l'exposition « Les Strasbourgeois et la mort, du Moyen-Age à nos jours », qui se tient aux archives municipales. Elle réunit des pièces habituellement cachées du public. En effet, « 90 % des documents présentés sont conservés dans nos réserves et sont des originaux », précise Franck Burckel, chargé des animations. L'exposition compte notamment un parchemin du Xe siècle décrivant le rituel de préparation du corps en vue des obsèques. Benoît Jordan, le conservateur des archives de la ville, nous apprend aussi que « l'on séparait les catholiques des protestants dans les cimetières de Strasbourg ». Cette pratique a perduré jusque vers 1965. Il a longtemps existé également six classes d'enterrement en fonction des moyens dont disposaient les familles des défunts. Dans la haute société, il était de mise d'avoir une inhumation de première ou de seconde classe, témoignant d'une appartenance à la classe sociale supérieure. ■L. M.