Ils ne sèchent pas la contestation. Quelque mille étudiants de l'université de Strasbourg (UDS) opposés aux réformes de l'enseignement supérieur ont voté hier, en assemblée générale, la poursuite de l'occupation du bâtiment du Patio, à l'Esplanade. La mesure devrait être appliquée au moins jusqu'à vendredi, date des vacances. Une décision qu'a dénoncée l'Afges, la principale association universitaire de la ville. Elle estime que le « blocage » doit être levé afin « d'arrêter de pénaliser les étudiants, en provoquant des annulations de cours ».
Les grévistes ont aussi appelé hier Alain Beretz, président de l'UDS, à reverser au fonds de solidarité et de développement des initiatives étudiantes la prime qu'il devrait recevoir de Valérie Pécresse. La ministre compte accorder des bonus, supérieurs à 20 000 euros, aux responsables des établissements d'enseignement supérieur, dans le cadre de la revalorisation des carrières des personnels universitaires. ■P. W.