Ils se voyaient principalement reprocher d'avoir rejoint l'Afghanistan avec des visées djihadistes. Cinq ex-détenus français de Guantanamo ont été innocentés, hier, en appel des accusations de terrorisme qui pesaient sur eux depuis leur arrestation en Afghanistan fin 2001. Une « décision courageuse » saluée par la défense. Fin 2007, Brahim Yadel, 37 ans, avait été condamné à cinq ans d'emprisonnement, dont quatre avec sursis, et Mourad Benchellali, 26 ans, Nizar Sassi, 27 ans, Khaled Ben Mustapha, 35 ans, et Redouane Khalid, 39 ans, à quatre ans dont trois avec sursis, pour « association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste ». La cour d'appel de Paris a considéré que « la procédure d'enquête était irrégulière » à travers des interrogatoires controversés menés à Guantanamo par les services français de contre-espionnage. Les juges ont annulé ces procès-verbaux d'interrogatoire et estimé « qu'aucun élément ne [permettait] d'établir » la culpabilité des prévenus. ■