Beaucoup –dont Bill Clinton– lui reprochaient d’employer un ton trop pessimiste. Message entendu. Répétant plus d’une vingtaine de fois le terme «recovery» (rétablissement), Obama a offert l’image reaganienne d’un leader en appelant à la «résilience légendaire» du pays, à sa capacité à rebondir. «Notre économie est affaiblie et notre confiance ébranlée; nous vivons des temps difficiles et incertains; mais ce soir je veux que tous les Américains sachent ceci: nous allons reconstruire, nous allons nous rétablir, et les Etats-Unis d'Amérique en sortiront plus forts qu'auparavant», a-t-il lancé devant un Congrès debout, républicains comme démocrates.
Revenant sur le plan de sauvetage de Wall Street –impopulaire dans l’opinion– et de relance de l’économie, il a tenu à mettre les choses au clair : «Je sais qu’il y en a septiques dans cette salle ou devant leur poste. Qu’ils sachent que je ne dépenserai pas un penny pour aider un banquier de Wall Street à se verser un bonus ou s’acheter un jet. Mais il s’agit d’aider les Américains, d’aider les petits business à pouvoir verser les salaires, les citoyens à payer leur emprunt.» Il a également promis de défendre les constructeurs automobiles américains en grande difficulté.
Il faudra voir la réaction des marchés ce mercredi, mais le président américain a peu détaillé l’avenir qu’il réservait aux banques en difficulté, alors que beaucoup agitent la menace d’une nationalisation. Il a en revanche appelé le Congrès «à faire tout le nécessaire pour adopter rapidement une réforme d’un système de régulations obsolète». Pour Obama, si les plans de sauvetage de l’économie répondent surtout à la crise sur du court terme, seule une refonte du système «avec plus de transparence et de responsabilité» assurera la viabilité du système à long terme. Une nouvelle discipline non seulement «pour les banques, mais aussi pour le gouvernement et chaque citoyen» qui ne peuvent plus «vivre au-dessus de leurs moyens sans se préoccuper de l’avenir».
Bobby Jindal, le républicain qui monte, a offert la traditionnelle «rebuttal» (réfutation). >> A lire ici sur 20minutes.fr