Un Obama ambitieux tente de rassurer les Américains

7 contributions
Publié le 25 février 2009.

ETATS-UNIS – Mardi, il a livré son premier grand discours devant le Congrès...

De notre correspondant à Los Angeles
 
Un exercice d’équilibriste. Dans son premier grand discours programme, devant les deux chambres du Congrès, Barack Obama a tenté mardi soir de trouver le ton juste entre réalisme et optimisme, court et long terme. Retrouvant une certaine éloquence de la campagne, il l’a promis aux Américains: «Les Etats-Unis sortiront de cette crise plus forts qu’avant.»
 
>> Pour ceux qui aiment l’anglais, le texte complet, c’est ici
 
 
 
O comme optimisme

Beaucoup –dont Bill Clinton– lui reprochaient d’employer un ton trop pessimiste. Message entendu. Répétant plus d’une vingtaine de fois le terme «recovery» (rétablissement), Obama a offert l’image reaganienne d’un leader en appelant à la «résilience légendaire» du pays, à sa capacité à rebondir. «Notre économie est affaiblie et notre confiance ébranlée; nous vivons des temps difficiles et incertains; mais ce soir je veux que tous les Américains sachent ceci: nous allons reconstruire, nous allons nous rétablir, et les Etats-Unis d'Amérique en sortiront plus forts qu'auparavant», a-t-il lancé devant un Congrès debout, républicains comme démocrates.

 
«Faire les choses difficiles»

Revenant sur le plan de sauvetage de Wall Street –impopulaire dans l’opinion– et de relance de l’économie, il a tenu à mettre les choses au clair : «Je sais qu’il y en a septiques dans cette salle ou devant leur poste. Qu’ils sachent que je ne dépenserai pas un penny pour aider un banquier de Wall Street à se verser un bonus ou s’acheter un jet. Mais il s’agit d’aider les Américains, d’aider les petits business à pouvoir verser les salaires, les citoyens à payer leur emprunt.» Il a également promis de défendre les constructeurs automobiles américains en grande difficulté.

 
Peu de détails pour les banques

Il faudra voir la réaction des marchés ce mercredi, mais le président américain a peu détaillé l’avenir qu’il réservait aux banques en difficulté, alors que beaucoup agitent la menace d’une nationalisation. Il a en revanche appelé le Congrès «à faire tout le nécessaire pour adopter rapidement une réforme d’un système de régulations obsolète». Pour Obama, si les plans de sauvetage de l’économie répondent surtout à la crise sur du court terme, seule une refonte du système «avec plus de transparence et de responsabilité» assurera la viabilité du système à long terme. Une nouvelle discipline non seulement «pour les banques, mais aussi pour le gouvernement et chaque citoyen» qui ne peuvent plus «vivre au-dessus de leurs moyens sans se préoccuper de l’avenir».

 
«Le moment d’être ambitieux»
Jeudi, Obama présentera son budget. Il en a rappelé certains objectifs:
  • réduire de moitié d'ici à la fin de son mandat en 2013 un déficit fédéral qui pourrait dépasser 1.500 milliards de dollars cette année. Là aussi, peu de détails, Obama parlant de «sacrifices» en éliminant «certains programmes» et «les contrats sans appel d'offre qui ont coûté des milliards en Irak».
  • réussir à faire passer une réforme du système de santé (le grand échec de l’administration Clinton). Il annonce qu’un comité réunissant «des démocrates, des républicains et des professionnels de santé» se mettra au boulot «dès la semaine prochaine»
  • priorité à l’éducation. Obama veut que les Etats-Unis aient d’ici à 2020 le plus fort taux de diplômés au monde (à l’heure actuelle, «seuls 50% des élèves sortent du lycée», a-t-il rappelé).
  • investir dans les énergies renouvelables. Il a demandé au Congrès de lui proposer une loi imposant des quotas d'émissions sur les gaz à effet de serre.
  • lancer un vaste effort de recherche «pour trouver un remède au cancer»
 

Bobby Jindal, le républicain qui monte, a offert la traditionnelle «rebuttal» (réfutation). >> A lire ici sur 20minutes.fr

 
Philippe Berry
Emploi

En partenariat avec Monster.fr

  • Trouvez le poste qui vous convient

    Retrouvez les dernières offres d'emploi sur toute la France et dans tous les secteurs avec 20minutes.fr et Monster.fr

publicité
publicité
Image et Son
649 €
publicité
publicité
Les dernières contributions

Chargement des contributions en cours

Réagissez à cet article
Vous souhaitez contribuer ? Inscrivez- vous, ou .
Confirmer l'alerte de commentaire
Annuler
publicité
publicité
Se connecter avec Facebook
S'identifier sur 20minutes.fr