S’il a annoncé que les négociations reprendraient mardi à 11 heures (16h00, heure de Paris), il a refusé de se prononcer sur un éventuel retour des barrages routiers après que le préfet eut émis de fortes réserves sur une proposition formulée par certains partenaires sociaux. «Si nous n'avons pas de réponse, les choses ne pourront que s'envenimer», a averti le leader.
De son côté le préfet de Guadeloupe, Nicolas Desforges, a affirmé que «les négociations continuent». Il a également indiqué que l'Etat ainsi que le conseil régional et le conseil général, qui seraient partie prenante de ce projet, devaient préalablement en faire «une expertise». Mais, a-t-il une nouvelle fois insisté, «l'Etat n'a pas à financer les augmentations de salaires dans le privé» car «cela mettrait par terre le système social français».
La proposition prévoit que l'Etat devrait prendre à sa charge pendant trois ans des exonérations salariales de CSG et de CRDS, qui servent au financement de la sécurité sociale. La somme économisée représenterait 100 euros sur les 200 d'augmentation des bas salaires réclamées par le LKP. Les 100 autres euros seraient pris en charge à part égale par le patronat d'un côté et par les collectivités locales de l'autre (conseil régional et conseil général). Selon le LKP, plusieurs organisations patronales «représentant 42.000 salariés sur les 45.000 concernés par le dispositif», auraient marqué leur accord à cette proposition de l'Union des chefs d'entreprises guadeloupéens (UCEG), créée ces derniers jours à l'initiative du LKP.
Jean-Yves Ramassammy, à la tête du collectif des petits entrepreneurs de la Guadeloupe, a affirmé que «les PME ne pourront pas répondre toutes seules à cette demande de 200 euros» sans «mesures d'accompagnement» de l'Etat. Mais Willy Angèle du Medef Guadeloupe n'a pas validé la proposition, indiquant vouloir rester dans le cadre d'une augmentation salariale abondée par une part de RSA.