Non, tu ne seras pas baptisé, ta soeur sèche le catéchisme

RELIGION - C'est le raisonnement inflexible du prêtre de Saint-Jean-de-Boiseau, tout près de Nantes...

La contribution de AdLib
  • AdLib

    Maman d'un enfant adopté à 4 ans, qui ignorait tout de notre monde et avait à l'époque la maturité d'un tout-petit, je me suis vu opposer le même refus que mon enfant soit baptisé à ma demande : "Il est déjà grand, il devra le demander lui-même PLUS TARD."
    Je trouve ces refus extrêmement tristes et décevants, de la part d'une "Eglise" censée "laisser venir à Dieu les petits enfants"..., tout simplement et D'ABORD.
    Je voyais cette Eglise la porte grande ouverte, j'ai découvert qu'elle excluait, refusait...
    On voit les ravages : de moins en moins d'enfants suivent le catéchisme, et c'est un facteur capital d'intégration familiale et sociale, d'appartenance culturelle autant qu'un soutien moral, qu'une "guidance" essentielle dont on les prive ainsi en pleine construction de leur identité.
    Aujourd'hui, il paraît que l'enfant doit D'ABORD se construire en tant que chrétien HORS l'Eglise, PUIS montrer sa patte blanche de "déjà chrétien" pour avoir le droit d'en faire partie.
    Pour moi, c'est une totale négation de la mission d'accueil de cette Eglise, dans laquelle je ne me reconnais plus.
    A croire que notre "Eglise de France" veut absolument voir le catholicisme et ses valeurs disparaître : c'est en tout cas le résultat qu'elle obtient actuellement, sans se poser la question de sa propre responsabilité dans cette évolution. De moins en moins de prêtres, de moins en moins d'églises, bradées sur le marché immobilier...
    Triste, ou évolution inéluctable ?

    En outre, quelle hypocrisie : on demande ainsi aux parents d'assumer le "viol" que l'Eglise refuserait de "commettre" elle-même, en baptisant un enfant à la demande des parents, et non pas à sa propre demande... Aux parents de faire de leur enfant un petit chrétien SANS qu'il le demande davantage... pourtant, à ses parents. Evidemment. Car de tout temps ce sont les parents qui ont décidé de ce qu'ils jugeaient "bon" pour leur enfant, et, aujourd'hui, il apparaît que ce serait à l'enfant de savoir ce qui est bon pour lui... Tristement comique !
    L'Eglise se cache derrière son petit doigt, invoquant la "liberté de choix" de l'enfant, on se pince ! Elle ne fait que suivre une mode délétère, qui conduit à faire des enfants des "adultes" avant l'âge, et sans qu'ils en aient les moyens intellectuels. Bref, elle surfe, elle aussi, sur la vague de DÉMISSION des adultes qui ne prennent pas leur place, dont souffrent tant d'enfants actuellement.
    Doublement dommage, doublement choquant...
    Le choix ? Quel choix, quand on commence par être EXCLU ?

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