Philippe Lucas: «Ma priorité, c'est de rester en France»

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Publié le 23 février 2009.

INTERVIEW - A peine arrivé à La Rochelle, l'ancien entraineur de Laure Manaudou se confie...

Philippe Lucas, comment réagissez vous à l'officialisation ce jour de votre licenciement pour faute grave par votre employeur, l'office de tourisme et des sports de Canet-en-Roussillon? 

A ce jour je n'ai toujours pas reçu ma lettre recommandée de licenciement...donc (sourires). De toute façon, je ne regrette à rien quant à mes propos. Ils sont fondés. Dans ma vie, quand je fais quoi ce soit, je l'assume et donc je ne regrette jamais rien. Moi, je sais en tout cas qu'on me doit encore certaines choses.... 

Quoi, exactement, de l'argent?
Je ne veux pas en dire plus.
 
Dans quel état d'esprit êtes-vous aujourd'hui?
Vraiment je suis serein aujourd'hui. Par contre ce qui me chiffonne c'est pour mon groupe de mes nageurs. Pour moi, c'est le plus important.  Je veux qu'ils s'entraînent correctement et dans des bonnes conditions.
 

Justement, vos nageurs vous suivent dans cette «galère» ce n'est pas trop dur pour eux?
C'est sûr que ce n'est pas évident. Tous là-bas avaient leurs habitudes, une grande partie suivait aussi leurs études là-bas. C'est vrai que c'est compliqué. Mais vous savez ,quand ils sont venus au Canet, c'était pour s'entraîner avec moi. Alors quand on me met dehors, ils me suivent. Point barre. 

Mais aujourd'hui, «vos» nageurs sont licenciés au club du Canet, comment cela peut-il durer?
J'en sais rien, on verra bien.....

 Comment avez-vous été accueilli à La Rochelle et comment trouvez-vous la piscine ici?
J'ai été super bien accueilli par le maire et l'adjoint aux sports.  Quant à la piscine, aucun problème, elle me convient bien. Seul truc, il faut que les nageurs y prennent leurs repères et cela prend un peu de temps.
 

Comptez-vous rester ici au-delà des dix jours programmés, comme la municipalité vous le propose?
C'est trop tôt pour réponde à cette question.

 Avez-vous une idée où vous et vos nageurs serez dans trois moi?
Aucune. Mais je ne m'en fais pas, on va trouver. Je ne prospecte même pas.
 
Qu'est ce que vous souhaitez justement pour l'avenir?
Un bassin de 50 mètres disponible, un bon hébergement pour mes nageurs, pouvoir me rendre à Paris assez facilement puisque j'y ai des activités récurrentes et être de préférence dans une ville étudiante pour mes nageurs qui poursuivent leurs études.
 
Et le facteur financier?
Je m'en fous de ça. Ce job, je le fais depuis 26 ans. Je me lève tous les matins à 5 heures et quart. C'est sûr que je vais pas me plaindre par rapport au gars qui marne pour 1.200 euros par mois. A côté, j'ai quand même fait quelques trucs dans la natation qui m'autorisent quelques demandes. Mais moi, mon truc, c'est que j'aime entraîner, ça c'est mon vrai moteur.
 
On parle aussi d'un exil de Philippe Lucas, est-ce fondé?
Ma priorité c'est de rester en France. L'étranger c'est pas forcément mieux.
Propos recueillis à La Rochelle par Xavier Laleu
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