La Courneuve: le policier tué d'une balle dans la tête, l'hypothèse d'une rixe privilégiée

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Publié le 23 février 2009.

FAIT DIVERS - Six personnes sont toujours en garde-à-vue...

Aurélien Dancelme, le gardien de la paix de 34 ans retrouvé mort samedi à la Courneuve (Seine-Saint-Denis), a été tué d'une seule balle l'ayant atteint à la tête, la traversant de part en part selon les premiers résultats de l'autopsie dévoliés par le parquet de Bobigny. «Un point d'entrée et un point de sortie» de la balle mortelle, qui n'a pas été retrouvée, ont été relevés sur le crâne. «Aucune autre lésion par balle n'a été relevée», a précisé le parquet, démentant les rumeurs faisant état de quatre projectiles qui auraient touché la victime.

Le corps présentait également de nombreuses lésions traumatiques ainsi que des ecchymoses aux visages et aux mains: le policier originaire de Massy (Essonne), qui n’était pas en service au moment du drame, aurait été battu et il aurait tenté de se débattre. «Des traces de blessures défensives», ont été ainsi relevées, selon le Parquet.

Interpellés dimanche matin dans le cadre de ce meurtre, cinq hommes de 26 à 29 ans, et une femme de 49 ans, tous Sri Lankais, se trouvaient toujours en garde à vue ce lundi après-midi à la brigade criminelle de la police judiciaire de Paris, au 36 Quai des Orfèvres. Cette garde à vue peut durer 48 heures.

Son arme retourné contre le policier

Leurs premières déclarations renforcent la piste de la rixe qui tourne mal. Une bagarre aurait éclaté samedi soir vers 21h30 dans le quartier des Quatre-Routes, pour des raisons que l'enquête n'a toujours pas élucidées. Le gardien de la paix, qui appartenait à la brigade de sûreté urbaine du 93 et portait un brassard, se serait retrouvé impliqué malgré lui. «Plusieurs gardés à vue ont expliqué qu'ils se sentaient provoqués par le policier. Pourquoi, on ne sait pas, confie à 20minutes une source proche du dossier. Acculé, le gardien de la paix a été dépassé par les évenements, il a chuté et a tenté de sortir son pistolet 9 mm. Il a été frappé, son arme est tombée par terre et on l'a retournée contre lui.»

Cette version des suspects doit être prise avec précaution, mais le policier a été effectivement tué avec son arme. Les 14 balles tirées sur la scène du crime l'ont toutes été avec son pistolet, dont le chargeur contient 15 munitions.
20minutes.fr (avec agence)
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