«Silent Hill: Homecoming»

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Publié le 23 février 2009.

TEST - L'horreur nouvelle génération…

Dix ans après le premier volet sorti sur Playstation, le cinquième opus de «Silent Hill» s’apprête à débarquer sur consoles next-gen. Pour la première fois dans l’histoire de la série, «Homecoming» n’a pas été développé par les japonais de la Silent Team, mais par les américains du studio Double Helix. Sera-t-il à la hauteur de ses illustres prédécesseurs?

Le début de la fin
Alex Shepherd, ancien militaire mis au repos après avoir survécu à une grave blessure, décide de rentrer chez lui pour retrouver son jeune frère porté disparu. Contrairement à l’accoutumée, ce n’est pas à Silent Hill que débute l’aventure, mais dans la bourgade de Shepherd’s Glen. Très vite le héros va réaliser que quelque chose cloche. La ville est déserte, tous les commerces sont désespérément fermés, les rues sont détruites, et le brouillard omniprésent n’arrange rien. C’est en rentrant chez lui qu’Alex découvre sa mère, totalement abattue, incapable de lui expliquer où son frère Joshua est passé, et surtout ce qui a bien pu arriver à la ville. L’ambiance est posée: l’atmosphère est glauque à souhait, et ne fera qu’empirer lorsqu’Alex rejoindra la sinistre mais non moins célèbre colline silencieuse.

Caméra à l’épaule
Si le ton reste fidèle à la saga, la maniabilité elle n’a plus grand-chose à voir. Les angles de vues fixes ont été remplacés par une caméra libre, tandis que les déplacements façon caméra à l’épaule rappelleront très fortement ceux de «Resident Evil 4». Dans «Silent Hill 5» les monstres sont bien plus nombreux qu’auparavant et il sera de fait difficile de les contourner. Heureusement, en tant qu’ancien militaire, Alex est bien entraîné et dispose d’un tout nouveau système de combats: coups plus ou moins rapides et violents, esquives, roulades, visée libre pour les armes à feu...  De quoi tenir tête aux différentes créatures. Mais les combats sont par moment si fréquents qu’il arrive que la peur s’estompe devant tant d’adrénaline.

Silent Hill: Homecoming

Bien que «Homecoming» soit graphiquement l’épisode le plus abouti de tous, la réalisation est inférieure à ce que l’on était en droit d’attendre d’un jeu produit en 2008. Les animations des personnages semblent toujours aussi rigides, et les interactions avec le décor encore très limitées malgré le nouveau moteur physique du jeu. La bande-son réalisée par Yamakoa est quant à elle toujours irréprochable, et contribue fortement à l’atmosphère inquiétante du jeu.

Le jeu tiré du film
Mais comme l’intérêt d’un «Silent Hill» ne réside pas dans sa technique, on laissera de côté ces quelques problèmes pour s’intéresser au principal: l’univers. Si le jeu puise beaucoup dans les volets précédents, il s’inspire également beaucoup du film éponyme de Christophe Gans. En résulte alors un épisode un peu fourre-tout, qui pourra énerver les inconditionnels de la série en raison des nombreuses incohérences présentes. Pour les autres, l’aventure ne devrait pas décevoir. Les frissons sont toujours garantis! Avis aux amateurs…

Simon Taisne
Note : 7,5/10
Support : PC, Playstation 3 et Xbox 360
Sortie : 26/02/09
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