CRISE AUX ANTILLES - Ils étaient plus de 3.000 à participer dimanche aux obsèques de Jacques Bino, le syndicaliste tué par balle mercredi...
Alors que les négociations doivent reprendre ce lundi, la mobilisation ne faiblit pas en Guadeloupe, au lendemain
des obsèques de Jacques Bino, ce syndicaliste CGT-Guadeloupe tué par balle mercredi. Trois à quatre mille personnes ont participé, dimanche, dans la ville natale du syndicaliste, Petit-Canal, à une trentaine de kilomètres de Pointe-à-Pitre, à une cérémonie très revendicative en l'honneur de ce membre du Collectif contre l'exploitation (LKP), à l'origine de la grève générale lancée il y a plus d'un mois. Parmi la foule, Ségolène Royal, dont la présence a été taxée par l'UMP locale de «récupération».
L'heure est toujours à la mobilisation
Elie Domota, leader du LKP, a estimé devant le cercueil de son camarade que «l'heure est toujours à la mobilisation». «Nous sommes dans la tristesse et dans la colère. L'heure est toujours à la mobilisation, il nous faut continuer pour avoir de meilleures conditions de vie et de meilleurs salaires», a-t-il dit. Les négociations entre LKP, patronat et Etat, suspendues vendredi soir, reprendront lundi à 16 heures. Affaibli politiquement par la crise, le secrétaire d'Etat à l'Outre-mer, Yves Jégo, qui se voit désormais en «ambassadeur de la Guadeloupe», a déclaré au JDD que
sa démission n'était «pas à l'ordre du jour».
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Par ailleurs, le «collectif du 5 février contre la vie chère et pour l'emploi» a annoncé dimanche soir un «renforcement de la mobilisation» alors que la grève générale en Martinique entre lundi dans son 19e jour. Lors d'un point de presse à la maison des syndicats, Michel Monrose, le porte-parole du collectif, a justifié cette décision par le blocage des négociations sur la hausse des salaires qu'il a attribué au patronat.
Pour Bachelot «il faut mettre le paquet»
De son côté, la ministre de la Santé, Roselyne Bachelot, a indiqué dimanche lors du Grand Jury RTL/Le Figaro/LCI qu'elle consacrerait «deux fois plus d'argent» par habitant dans son plan d'investissement aux Antilles qu'en métropole. Comme on lui demandait pourquoi aucun membre du gouvernement ne se trouvait en Guadeloupe pour l'enterrement du syndicaliste Jacques Bino, Roselyne Bachelot a souligné que le gouvernement avait fait «un plan particulièrement ambitieux de développement pour la Guadeloupe», et bientôt des Etats généraux. Pour elle l'Outre-mer connaît «de façon plus forte» les difficultés que rencontre la métropole. En conséquence, «il faut mettre le paquet».
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MD avec agence