Bordeaux n'a pris qu'un point, mais il lui fait du bien

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Publié le 23 février 2009.

Certes, les Girondins n'avancent toujours pas. Sur le plan comptable, en tout cas, c'est indéniable : tenus en échec (1-1) à Saint-Etienne, hier, ils n'ont pris que leur troisième point en quatre journées de championnat. Ils se retrouvent relégués à huit points du leader lyonnais et ne doivent qu'à l'impuissance de leurs rivaux directs, ce week-end, de ne pas être décrochés dans la course aux places euro­péennes.

Mais ce point ramené du Forez n'a tout de même pas la même saveur que celui empoché face à Grenoble (1-1), une semaine plus tôt, à Chaban-Delmas. Les Bordelais n'ont pas à rougir de ne pas s'être imposés chez ces Stéphanois, dont le niveau de jeu n'est pas celui d'un relégable. Dans la difficulté, ils ont démontré une combativité exemplaire et, comme un symbole, c'est l'un de ceux que la confiance menaçait de fuir, Fernando Cavenaghi, qui leur permit dans les dernières minutes d'éviter la défaite et d'ouvrir la porte au doute.

Installés dans un schéma en 4-3-3 perdu de vue depuis quelques semaines, les Marine et Blanc ont souffert, au cours d'une première demi-heure nettement dominée par les Verts. Il a fallu de superbes arrêts de Valverde pour empêcher Matuidi et Gomis (12e), puis Machado (27e) d'ouvrir la marque. Ensuite, c'est davantage le portier local, Janot, qui s'est mis en évidence, devant Gouffran et Fernando (37e), puis Gourcuff (47e). C'est finalement sur une frappe imparable qu'a basculée la partie : un tir du Stéphanois Matuidi, aux vingt mètres, en pleine lucarne (53e). Dans la foulée, Laurent Blanc a pris le risque d'opérer simultanément ses trois changements, avec les entrées de Jussiê, Wendel et Cavenaghi. Contraints de puiser dans leurs réserves, ses hommes ont poussé, mais ont tardé à se montrer dangereux. La lumière est donc finalement venue du goleador argentin, auteur d'une tête à bout portant sur corner, après une déviation de Chamakh (90e). Cavenaghi n'avait pas marqué de but depuis le 11 janvier dernier. Après la rencontre, Laurent Blanc, qui s'attendait à voir son équipe souffrir physiquement au cours de ce mois de février, a préféré observer la manière, au-delà du résultat. « On ne peut pas faire plus en ce moment, a-t-il lâché au micro de Canal+. On est moins bien, moins brillants, mais les garçons ont tout donné. Ils ont des qualités mentales au-dessus de la moyenne. Il faut faire le dos rond et attendre des jours meilleurs. » ■

Rémi Bostsarron
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