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Les ibis sacrés chassés de leurs nids en Loire-Atlantique

La campagne de régulation des ibis sacrés va bon train. Lancée en 2008 sur toute la façade atlantique contre l'échassier exotique à long cou, elle a déjà abouti à la disparition d'environ 2 900 des 6 000 oiseaux en Bretagne et Pays de la Loire, dont environ 1 600 en Loire-Atlantique, où figurent les sites de nidification les plus importants. Nécessité fait loi : comme beaucoup d'espèces introduites par l'homme, l'ibis est vite devenu invasif et dangereux pour le reste de la faune locale... « Des photos de naturalistes montrent des prédations d'oeufs dans des colonies de sternes ou autres guifettes », reconnaît Mickaël Potard, président départemental de la Ligue de protection des oiseaux (LPO).

Alors aujourd'hui, autour du lac de Grand-Lieu, ou de l'estuaire de la Loire, « on en croise beaucoup moins », confirme l'écologiste, qui rappelle que « l'objectif n'est pas d'éradiquer l'espèce, mais bien de la réguler pour protéger les espèces patrimoniales mises en danger par la présence de l'ibis sacré ». Hors de question, par exemple, de tirer l'ibis sur les dortoirs, où il pourrait être accompagné d'aigrettes ou de hérons. Les agents assermentés de l'Office national de la chasse et de la faune sauvage s'en tiennent en général aux décharges et aux sites d'alimentation. « On a une confiance totale en eux », assure la LPO. ■ Antoine Gazeau

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